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autour et au fond ; on met cevase sur un autre , et on le gardecouvert dans un lieu médiocre-ment chaud. Alors le syropcoulegoutte à goutte dans le vase dedessous , et le sucre reste danscelui de dessus. Le syrop se re-met dans un lieu chaud , et ils’en détache de nouveaux crys-taux , qu’on recueille commeci-dessus.
Après avoir ainsi dégagé cesucre d’une grande partie de sonimpureté, on le fait fondre denouveau dans de l’eau ; on lefaitécumeravecdu blancd’ceuf;on le passe dans un linge net,et 011 le fait recuire jusqu’à con-sistance de syrop épais ; alorson y ajoute un peu de chauxvive, et on lui procure une lé-gère coctïon , qu’il faut conti-nuer à un feu médiocre, jus-qu’à ce qu’il file entre les doigts.On le retire alors du feu, et onle remue jusqu’à ce qu’il soitrefroidi, et qu’il s’épaississe unpeu ; on le met ensuite dans desmoules de terre bien cuite, faitsen cône , avec une ouverture àla pointe , qu’011 ferme avec unbouchon de bois; on pose des-sous un autre vase plus large ,de manière que ni l'un, ni l’au-tre ne puissent bouger.
Au bout de quelques joursce sucre commence à durcir età se former en crystaux ; on ôtealors le bouchon de bois ; etsi lelieu est médiocrement chaud ,il coule un syrop qu’on peutemployer comme le syrop dusucre ordinaire ; enfin on passeà plusieurs reprises de l’eau dechaux vive avec un pinceau surla surface du sucre, qui est at-
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taché au vaisseau de terre. Cetteeau pénétrant le syrop , em-porte avec elle les impuretés.
Si on veut avoir ce sucremieux dépuré, on le fait fondredé nouveau , sécher et crystalli-ser ; après cela 011 le met à lapresse entre des papiers gris ,qui s’imbibent de ce qui peutrester de syrop. Au reste ce su-cre est toujours un peu jaunâtre.
Quant à la matière qui estrestée dans la toile après l’ex-pression , en la réduisant enbouillie avec de l’eau chaude »on peut y mêler un peu de liede bière blanche ( la lie de vinferait le même effet), et la dis-poser à une fermentation vi-neuse ; on pourra en tirer en ladistillant lin très-bon esprit ar-dent. Pour la lie qui s’est pré-cipitée , on la lave et 011 lapasse dans un linge médiocre-ment fin ; on la laisse reposer,et 011 la lave encore ;on décanteVeau qui surnage , et 011 obtientune très-bellç farine semblableà la poudre à poudrer.
M. Margraf observe qu’il n’apu tirer cette poudre que duchervi.
Onsuitle même procédé pourla bette, excepté que ses racinesétant très-dures, il faut lesrâper.
Le bette-blanche rend plusde sucre que le chervi, mais labette rouge en rend moins.
Les gens delà campagne pour-raient peut-être tirer parti decette ressource.
La carotte sauvage fournit unsuc doux et mielleux , maisqui ne se crystallise pas. Le pa-I nais fournil très-peu de sucret*