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Le raisin sec peut fournir un
E eu de sucre. La liqueur duouleau donne une espèce demanne.
Une demi-livre de racines debettes blanches a fourni unedemi-once de sucre. Les autresracines un peu moins.
Si l’on veut prendre une con-naissance plus particulière desprocédés de M. Margraf , ontrouvera son mémoire insérép. i 5 <> du tom. VIII de la Coll.Acad., pan. étrang. Il faut lireaussi ce qui est dit de ce mé-moire , p. 5 i du Discours Préli-minaire , qui est à la tète dumême t. VIII.
§ IX. Sucre de tilleul.
On est parvenu à tirer de lasève du tilleul une espèce desucre. M. Dalhman, Suédois,a retiré de 8 tilleuls, pendantl’espace de 7 jours, 94 pots desèvejil les a fait bouillir pendantquelques heures, et en a retiréune demi-livre de syrop, 3 li-vres et demie de sucre brun ,et 4 onces de sucre en poudre.Ce sucre avait une douceur etun goût particu lier qui n’étaientpas désagréables.
§ X. Clarification du sucre.
Le sucre qui nous vient desîles n’est pas pur ; c’est parcette raison qu’en arrivant enFrance , on lui donne encore ,dans les raffineries , une pré-
f iaration qui consiste à répéteres mêmes opérations faites surles lieux : et comme chaque opé-ration réitérée entraîne du dé-
chet, c’est ce qui fait varierde prix, à raison de la naturedu sucre et de sa pureté. Le su-cre royal, par conséquent, estle plus cher, parce que, pour lerendre d’une blancheur éblouis-sante, il a subi plusieurs dis-solutions , réductions et purifi-cations.
Le sucre ordinaire, commeon le sait bien, n’est pas dé-gagé de toute impureté , etlorsqu’on veut en faire usagepour composer les syrops, con-fitures, liqueurs, etc., l'on estobligé d’avoir recours à un pro-cédé qu’on appelle clarification,qui consiste à faire fondre dusucre dans de l'eau préparéeavec du blanc d’œuf. Règle gé-nérale, il faut environ un demi-septier d’eau de fontaine ou derivière, et environ la moitiéd’un blanc d’œuf bien battupour chaque livre de sucrequ’on veut clarifier. Si doncon veut opérer sur 4 livres desucre, par exemple, on le cas-sera par morceaux gros commele pouce ou environ ; on pren-dra ensuite une poêle à confi-tures, dans laquelle on mettraun ou deux blancs d'œuf avecla coque, cassée et froissée enpetits morceaux. On délaie ceblanc d’œuf dans une chopineet demie d’eau , qu'on verseraà differentes reprises, ayantsoin de bien fouetter le mé-lange à chaque fois qu’on ver-sera de l’eau , et cela avec unpetit balai d’osier ou de bou-leau. Quand on aura achevé debien incorporer la totalité del’eau avec le blanc d’œuf, etque tout le mélange sera bien