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Tome sixième.
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SUR

SURDITÉ . L’oreille, cet or-jeane précieux, à l’aide duquelles hommes se communiquentleurs pensées , est quelquefoissujette à des surdités acciden-telles , et qui ne sont pas conti-nues, mais toujours chagrinan-tes pour celui qui en est incom-modé.

On a demandé dans le Jour-nal de la Blancherie , 17P6,

p. 4 o 5 , qhelle est la cause de cebrouissëhiènt qu’entendent sanscesse les personnes qui ontl'ouie dure, et quel en est leremède ? U île nous appartientpas de répondre à la premièrepartie de cette question. Voiciquelques observations sur laseconde.

O11 ordonne quelquefois enmédecine , avec succès , lebaume du commandeur ; etdans certaines circonstances ,le suc de bétoine, le suc d’oi-gnon chaud, le suede sarriette :on recommande aussi de rece-voir dans l’oreille, par un en-«tonnoir, les vapeurs du fenouil,ou celles d’une décoctiondefèvesde marais récentes.

U Encyclopédie , tom. XV,p. 98, art. Seringue , donne ladescription d’une espèce deseringue pour injecter l’oreillepar la trompe d’Eustache, avecde l’eau tiède, qui s’insinuedans la trompe, et sort par lenez et par la bouche. O11 ajouteque M. Guyot, maître de posteà Versailles , a été entièrementguéri d’une surdité de cinqan 3 ,par le moyen de plusieurs in-jections d’eau chaude qu’il fitavec cette machine. (. Collect.Acad., part.fr. , t. V, p, 5 ; 4 ).

Tonte VI.

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Voyez dans le Journal desSavons, 1755, p. 295, des ob-servations de M. Ferreiu sur lasurdité.

Cléland , chirurgien anglais ,a éprouvé plusieurs moyenspour rétablir la membrane dutambour, lorsqu’elle a été dé-rangée par quelque agitationviolente, comme seraituu coupde canon ou autre chose.

Il s’y prend de deux maniè-res; la plus simple consiste àse remplir d’air la bouche, età souiller avec les narrines etles lèvres fermées; l’air entrealors dans la trompe, remplitle tambour et en relève lamembrane.

L’autre invention consistedans une espèce de tuyau coni-que, dont la base doit être in-troduite dans le conduit ex-trême, et le remplir exacte-ment : en suçant alors par lebout opposé, on attire la mem-brane au tympan à sa place na-turelle.

On assure qu’un gentilhom-me, habitant à quelques lieuesde la ville de Caen , a été guérid’une ancienne surdité par leremède suivant : il s’agit debrtiler des branches de frêne ,et de recueillir l’eau que le feuen fait distiller par les bouts ;on mêle cette eau avec del’huile tirée du tronc d’unegrosse anguille qu’on a faitrôtir pour cet usage. Aprèsavoir bien nétoyé les oreilles,on y fait entrer quelques gouttesde ce mélange ; et avant de semettre au lit, on les boucheavec du coton imbibé de lamême liqueur. On peut réité-K