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rer plusieurs fois le jour l’ins-tillation dans l’oreille , et l’oncontinue jusqu’à parfaite gué-rison.
Voyez au mot Œil, à l’arti-cle Maladie des yeux, l’usaged’une eau spiritueuse contre lasurdité.
§ I er . Moyens de faire entendre
à un sourd les sons et les
paroles ; et instrumens contre
la surdite'.
Un marchand de Vesel, nom-jné Jorisseu , âgé de 78 ans,avait perdu l'ouie depuis 20ans, au point qu’on ne pouvaitlui faire entendre un seul motsans crier extraordinairementà ses oreilles. Voici commenton s’y prit pour lui procurerles moyens d’eliteudre plus ai-sément.
On fit faire une trompette,dont le sourd appliquai t le boutétroit contre les dents d’en bas,tandis qu’on prononçait quel-ques mots dans l'embouchurede la trompette; cela ne fit au-cun effet. On appuya l’autrebout de la trompette contre sesdents d’en haut; on prononçaquelques mots à voix basse; lesourd lesentendit parfaitement,et les répéta d’abord. O11 fil en-suite l’essai avec un bâtonmince et avec un tuyau depipe, ce qui eut le même suc-cès. A la fin, on prit des bâ-tons ou des lattes de diverseslongueurs, jusqu’àfipieds, ayant!a largeur d’un pouce et l’é-paisseur du dos d’un couteau ;on joignit même plusieurs deces lattes, en attachant forte-
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ment leurs bouts les uns auxantres , et le sourd entendittoujours à cet éloignement lesparoles qui n’étaient pas en-tendues de ceux qui étaient pla-cés auprès de lui.
Son fits en fit le sujet d'unethèse qu’il soutint à Halle en1757 ; elle était intitulée : Dis-sertatio inaugurahs medica sis-iens nbvas methodi surdos red-dendi audieutes physicas et mé-diras rationes. Pour la rendreplus curieuse , on fit les obser-vations suivantes :
E11 parlant fortement dans labombe du sourd , sans aucunsecours ou avec le secours d’unentonnoir, mais qui 11e lou-chait pas les dents, il n’enten-dait rien. (Voyez le JournalEncyclopulique, , du i 5 juillet1778, et le Journal de Paris ,du 7 avril suivant). Il en étaitde même quand les lèvres en-vironnaient et pressaient le bâ-ton , ou qu’on l’empoignaitavec toute la main ; les parolesne se faisaient pas entendre, àbeaucoup près, aussi distincte-ment que lorsque les lèvres >étaient sépaiées et le bâton ap-‘puyé seulement, et en plus pe-tit nombre de points , sur quel-ques corps durs : le bâton étanttenu et serré contre les dents,les paroles s’entendaient fortfaiblement ; s’il reposait seule-ment sur les dents d’en bas,le sourd n’entendait rien dutout; appliqué entre les deuxrangées de dents posées l unesur l’autre, ces sons s'affaiblis-saient beaucoup : la languepoussée contre les gencives ouContre les dents, notre sourd