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Tome sixième.
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l’équilibre des liqueurs. Le sy-phon étant rempli, l’air presseégalement sur chacune desextrémités des branches , defaçon qu’il pourrait soutenirune quantité égale d’eau danschaque branche ; la colonned’air qui pèse sur l’orifice dela branche la plus longue ,ayant un plus grand poids d’eauà soutenir que la colonne d’airqui pèse sur l’orifice de labranche la plus courte, cettedernière colonne sera prépon-dérante; elle fera donc monterde nouvelle eau dans la bran-che la plus courte ; mais cettenouvelle eau ne saurait monter,qu'elle ne chasse devant ellecelle qui y était auparavant;au moyen de quoi l’eau estcontinuellement chassée dansla branche la plus longue, àproportion qu’il en monte tou-jours dans la branche la pluscourte ; ce qui démontre la né-cessité de l’inégalité.des bran-ches dans les syphons.

L’on fait aussi des syphonscomposés de trois branches ;l’une plus courte par où la li-queur monte ; l’autre longuepar où se fait l’écoulement ; etla troisième appliquée vers l’ex-trémité de la branche d’écou-lement, et montant le long decette branche pour pomper l’airavec la bouche , et faire levuide sans risquer de sucer laliqueur. Il faut, lorsqu'on pom-e l’air , tenir l’orifice de laranclie d’écoulement ferméavec le bout du doigt ; et dèsque la liqueur est arrivée àcet endroit, on cesse de sucer,et l’on ôte le doigt pour laisserl’écoulement libre.

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La hauteur de la branchela plus courte du syphon estlimitée à trente-deux pieds ,parce que l’air par sa pesan-teur ne peut pas faire éleverl’eau plus haut, la colonne del’atmosphère - se trouvant enéquilibre avec une colonned’eau de trente-deux pieds. Onvoit par-là ce que l’on doitpenser de la proposition detransporter l’eau , parle moyend’un syphon , par dessus le som-met des montagnes jusques dansles vallées opposées.

Ceux qui voudront éprouverl’effet du syphon dans le. vuide,peuvent consulter la Collection.Academique, partie française ,tome IV, page 4.

Le Journal des Savons, i 635 ,

f ». 146 i re . édition , ou 109 dea 2*., fait mention d’un sj’phonsingulier, connu sous le nomde syphon de IVirtemberp , in-venté par Jordan, pelletier deStutgard.

§ I« r . Vases à syphon.

On peut multiplier à l’infinile jeu du syphon , et le dégui-ser sous une multitude de for-mes plus curieuses les unes queles autres. Dans les uns l’écou-lement commence de lui-mêmequand l’eau est parvenue à unecertaine hauteur dans le vase îde ce nombre est la coupe deTantale. {V oyez ce mot). Dansles autres il faut provoquer ensuçant. Pour faire ceux de lapremière espèce 011 tire de laverrerie de grands verres àboire , qui ont la lige creuseet ouverte d’un bout à l’autre,5