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Tome sixième.
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trument toutes les paroles quel’on prononce, et ne perdentrien de la musique qu’on exé-cute devaut eux. (Voyez Cor-nets Acoustiques ; voyez aussil’article Muets ).

SYPHON. Cestubfsrecour-l)és , dont une jambe ou bran-che est ordinairement pluslongue que l’autre, servent àfaire monter des liqueurs, àvuider les vases, et à faire di-verses expériences d’hydrosta-lique.

Si l’on verse de l’eau dansun syphon à branches égales ,on von l’eau se mettre en équi-libre, loi imposée par la na-ture à l’élément liquide, sansqu’il lui soit permis de l’en-freindre. L’eau , ainsi que tousles liquides, dans quelque po-sition , à quelque hauteurqu’elle se trouve, remonte tou-jours à son niveau pour se met-tre en équilibre avec elle-mê-me; de là naissent les opéra-tions hydrauliques les plusbelles et les plus curieuses.C’est sur ce principe que sontétablis les embellissemens desjardins par les eaux jaillis-santes ; on établit des réservoirsdans les endroits élevés ; il estvrai que ces jets ne montent ja-mais aussi haut que leu r source,parce que l’eau qui jaillit esten butte à la résistance del'air, qu’elle se trouve obligéede diviser; elle s’affaiblit deplus par les frottemens qu’elleessuie dans les canaux. C’estpar cette propriété qu’ont leseaux de se mettre en équi-libre par les syphons, qu’elleste pratiquent elles-mêmes dans

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l’intérieur de la terre, qne l'otivoit des sources sur des mon-tagnes, ces eaux viennentelles-raémes d’autres montagnes ptusélevées, qttoiqu’à des distancesimmenses.

A l'aide des syphons de verraou de inétal , dont ou fait unebranche plus longue que l’au-tre , on peut transvaser desliqueurs d’un vase dans unautre , sans les agiter , sans lestroubler, et ne pomper que Tapartie claire, limpide , des li-queurs qu’on veut transvaser:on en fait usage dans les cel-liers, dans les laboratoires dechimie, dans les offices. C’esttin moyen sûr pour tirer sanslie les vins , les ratafias ouautres liqueurs Un met labranche la plus courte du sy-phori dans la liqueur; on aspirel’air par l'extrémité de la bran-che la plus longue , soit avecla bouche , soit avec unepompe , afin de former unvuide dans le syphon qui donnelieu à la liqueur d’y couler desuite et sans interruption. Onparvient à procurer ce mêmevuide, en remplissant le sy-phon dequelque fluide, tenantfermé avec le doigt l’extrémi-té de la branche la plus longue,jusqu'à ce que l’ouverture dela branche la plus courte soitplongée dans la liqueur qu’onveut transvaser. A l’instant oùcette branche du syphon la

f ilus courte est plongée dans laiqueur, il se fait un écoule-ment continuel et sans inter-ruption par la branche la pluslongue. Ce phénomène tientaux lois de la pesanteur et de