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Tome sixième.
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hommes mettaient en mouve-ment , et au moyen de laquellele tabar se coupait aussi fin ques’il était râpé ; et déplus untamis qui , mis en mouvementpar un seul homme, entassaiten peu d’heures une prodigieusequantité.

En 1779, M. Berthelot, in-génieur-mécanicien ,a imaginéune râpe à tabac de nouvelleconstruction.Deux ho ni mes de?vaient la mettre en mouve-ment et râper dix-huit à vingtbouts de tabac à-la-fois, aussipromptement qu’on en rapaitun sur les râpes ordinaires. Desbouts de tabac devaient êtremis dans des étuis séparés, mé-nagés dans un cylindre propreù se mouvoir en différens sens,selon le mouvement donné à larâpe, et plus ou moins forte-ment, selon le poids que l’onaurait placé sur le cylindre. Ausurplus, il ne pouvait se faireni bavure, ni échauffement, larâpe posée horizontalementétant à jour; au-dessous de cetterâpe devait être un tiroir pourrecevoir le tabac râpé.

§ I et . il fiwen facile de corrigerl'àcreté de La Jumèe du. tabac.

Tout le monde convient quela fumée du tabac est très-désagréable-, de même quel’haleine de ceux qui mâchentles feuilles desséchées de cette

f ilante pour leur p ! aisir ou pourenr santé. Comme il serait éga-lement impossible et dange-reux de défendre cet usage ouce remède, c'est à l’industrie àcorriger ce que la fumée du

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tabac a de nuisible et de révol-tant. Parmi les différentes re-cherches qui ont été faites surcet objet, il n’y en a point deplus ingénieuse ni de plus sim-ple que le moyeu proposé dansl’ouvrage latin de GaspardSchott, jésuite, intitulé : Mé-chanicaHydraulica-Pneumatica.

On prend, dit cet auteur, ungrand vasede verre ressemblantà un grand huilier, dont i°. onbouche exactement l'ouverturesupérieure par un couvercle decuivre vissé dans une gorge demême métal qui s’adapte auvase; 2 0 . 011 fait traverser cecouvercle par un tuyau de terre,ou de cuivre et même d’argent,ni touchera presque le. fondu vaisseau; 3 °. l’extrémité detuyau qui est au-dehors, s’a-daptera à une tête de lion oude tigre en terre à pipe ordi-naire, dont la gueule sera très-ouverte et communiquera avecle tuyau. C’est dans cette cavitéque l’on met le tabac et le feu.Lorsqu’on veut fumer , on dé-visse le couvercle du vase, et011 met de l’eau jusqu’à la moi-tié du vaisseau ; on le fermeensuite pour aspirer la fuméepar le bec ou le tuyau. C’estalors qu’on la voit passer autravers de l’eau où elle perd sadus grande causticité. Corhmaes Allemands et presque tousles peuples du Nord, et ceuxqui habitent l’Orient, font leursdélices de la pipe, et qu’ils seréunissent, pour cet effet, unegrande machine construite dansle goût de celle qui vient d’êtredécrite, suffirait à une compa-gnie de cinq ou six personnes.