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Tome sixième.
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Il s’agirait seulement de ména-ger autant de trous au vaisseau,et d’v adapter ces tuyaux decuir flexible dont on se sert enAllemagne pour les pipes depoches; si l’on remplissait lamoitié du vase d’une ligueuragréable au goût, la fumée dutabac pourrait en participer etmultiplier parce moyen les sen-sations des amateurs de la pipe.

M. Stisser, dans ses ActesChimiques, remarque que l’e-leuterium , écorce des Indes,mêlé avec du tabac dans unepipe, a la propriété d’ôter à lafumée du tabac toute sa mau-vaise odeur. ( Journal des Sa-vans , 1703, page 54 - )

§ II. Tabac en poudre.

Nous n’entrons point ici dansla question de savoir si l’usagedu tabac est utile ou nuisible :cet objet a fait la matière de plu-sieurs thèses soutenues en mé-decine, et est entièrement duressort de cet art. Nous nouscontenterons de prévenir ceuxqui en font des provisions, quece végétal dans l’état dans le-uel on le livre, a déjà subi unegré de fermentation, et estporté à la putridité. Si on lemet au soleil ou dans un lieuchaud,cette fermentation, quel’on nomme mal-à-propos ma-turité, augmente, les sels sedéveloppent, et le tabac ac-quiert plus de montant, ce quile rend peut-être plus nuisible ;si on le garde dans un lieu hu-mide qui ne soit pas très-frais,la fermentation putride en estaccélérée au point de prendreune odeur absolument fétidç.

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La meilleure manière de leconserver, est de le placer dansun lieu sec et frais, sauf à l’hu-mecter à mesure que l’on veuteu faire usage; mais en quel-que lieAi qu’on le mette, ondoit faire grandeattentionqu’ilcontracte aisément l’odeur dece qui l’environne. On en a vuqui, renfermé dans une bou-teille de verre bouchée avec duliège et placé quelque tempsdans une armoire où il y avaitdes pommes, en a très-forte-ment contracté l’odeur.

Peut être serait-ce un moyende lui donner une odeur agréa-ble de violettes ou autre, etmême de lui faire prendre cellede macoubac.

Il y avait dans le cabinet deM. Grew, une huile de tabacdont l’effet était si violent,qu’une seule goutte de cettehuile sur la langue excitait decruels vomisseinens. ( Journaldes Savons, 1 f >85 , p. 80, i re .édit., et p. 5 > de la seconde. )

TABATIÈRES. Depuis l’in-troduction de 1 origine du ta-bac en France , ce meuble abien changé de forme. Ce quin’était anciennement qu’uneboite de forme grossière, ac-compagnée d’une râpe, est de-venu sous la main des artistesun bijou de la plus grande élé-gance; et pour recevoir la pou-dre la plus dégoûtante, on aprodigué l’or, les pierreries,les chefs-d’ccnvre de peinture.Les moindres tabatières en bois,en cailloux, en cuiret en écail-les, ont quelques singularitésqui les distinguent : on en faitaussi de carton , recouvertes