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Tome sixième.
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d’un vernis qui leur donne le

F oli de la glace. ( Voyez dansEncyclopédie Méthod., t. VIIIdes Arts et Métiers , p. 26, l’artdu tabletier. )

M. de la Chaumetle a pré-senté, à l’Académie des scien-ces , en 171 5 , une tabatière dontle couvercle était formé dedeux battans qui se relevaientetse rejoignaient aussi-tôt aprèsqu’on les avait baissés et sépa-rés pour prendre du tabac.JournaldesSavans , 171 g, p. 54 o).

En 175g, M. Gosse fit voir,à l’Académie des sciences, untrès-beau vernis noir qu’ellejugea un des meilleurs qu’onpût employer pour les taba-tières. ( Collect. Académ ., part,franç. , t. XII, p. 456 . )

§ I". Tabatières à variétéschangeantes.

Ces tabatières ont ceci departiculier : lorsqu’on les tientà la main, ou qu’011 les pré-sente devant le feu ou à la lu-mière d’une bougie, elles fontvoir des dessins différens deceux qu’on remarquait d’abordsur leur couvercle.

On fait ces tabatières d’é-cailie ou de toute autre ma-tière ; on met sur le couvercledeux verres réunis par un cha-ton ; on peint un portrait ouuu paysage sur l’un de ces ver-res ; on le recouvre ensuite avecune certaine quantité de cirecomposée, et on applique des-sus le second verre qui est trans-parent; le couvercle de la taba-tière paraît alors être d’agathe,sur laquelle on observe quel-

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ques traits ; mais lorsqu’on tientcette même tabatière quelquetemps dans sa main, et incli-née, la chaleur fait fondre lacire qui tombe dans la sertis-sure , et on voit paraître-le por-trait ou le paysage; la tient-onhorizontalement et la laisse-t-on refroidir, la cire s’étend,se fige, et donne au couverclel’apparence d’agathe , en ca-chant tout-à-fait le portrait.

La cire composée dont nousavons parlé plus haut, se faitavec une demi once de cireblanche qu’on fait fondre à pe-tit feu avec six onces de sain-doux ou graisse de porc; on yajoute même, s’il est besoin dela rendre plus sensible à la cha-leur, une once ou plus d’huilede lin bien claire et bien nette.Ce mélange étant un peu li-quide, on l’introduit et on encoule entre les deux verres unedemi-ligne d’épaisseur; maisilfaut que ces deux verres soientbien mastiqués par leurs bordsavec de la chaux éteinte biendélayée et pétrie avec du blancd’oeuf.

C’est avec ce même procédéqu’on peut faire un tableau raa-

f ;ique qui, présenté au feu,aisse voir une peinture ou nuegravure, et qui, refroidi, neprésente plus aucun objet. { V.au mot Palingénésie, les moyensd’y appliquer ce que nous ve-nons de dire.

Voyez encore au mot Vases de papier , la manière de fairedes tabatières.

TABLEAUX.La pi us grandeperfection à laquelle puisse at-teindre uu tableau, c’est de