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éponge et de l’eau pure au boutde quelques années.
Ces deux derniers vernis ontun grand air de ressemblance.
Voyez, l’article Vernis en cireet à P encaustique.
§ VI. Tableaux métalliquesfaits par empreintes.
Il y a quelques annéesque lesieur Compigné , marchand ta-bletier , a annoncé an public,et vendu assez cher, des ta-bleaux colorés, comme le se-raient à-peU'pcès des objets vusà travers un prisme, c'est-à-dire dont les couleurs étaientbelles, vives, mais nullementnaturelles; il les a annoncécomme ouvrages faits au tour.A P rès les avoir examinés avecattention, nous croyons pou voirassurer que ce ne sont que desempreintes prises dans des mou-les vraisemblablement faits autour. Pour y parvenir, il est àprésumer que l’on enduit lemoule d’un amalgame de mer-cure et d’argent, sur lequel onapplique une feuille d'étain quel’on presse assez fortement surle moule pour recevoir l’em-preinte. L’amalgame se lie assezfortement avec l’étain pour ydevenir adhérent. On enlève letout hors du inouïe , et l’onpeint les objets à volonté , enobservant seulement de peindreles ciels avec des couleurs ter-reuses, et le surplus, tels quemaisons, arbres, etc., avec, descouleurs transparentes. On nepeut guères douter que ce ne soitdes empreintes par l’impressionqu'on remarque derrière la
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feuille d’étain , et par les reliefsqu’on apperçoit sur le tableau ;la régularité des stries, l’appa-rence du guillochage, tout an-nonce que le moule a été fait autour. 11 a paru des tabatières dansce genre, faites sans doute avecle même procédé.
§ VII. Tableau magique.
La surprise que cause ce petitphénomène de l’industrie, dé-j pend de la manière dont esti taillé le verre de la lunette àtravers laquelle on regarde , et! de l’adresse qu’on a eu depein-; dre. le tableau, de façon à luij faire produire l’effet qu’on ad-; mire. Pour'y parvenir, on faitI tailler par un lapidaire un verre! ou polièdre à douze facettes,j ayant pour hauteur les deuxl tiers de son diamètre ; sur-touti qu’il soit bien plan à sa base,que ses facettes soient bien po-lies, ses angles bien vifs et lemorceau de verre blanc ou decryslal bien net et sans bouil-lons ; ce verre sera placé dansun tuyau de lunette. ISous neparlerons pas ici de la manièrede composer le tableau qui, vuà travers le polièdre ci-dessus,présente tout autre objet queceux que les yeux y apperce-vaienl avant. ( Voyez l’articleAnamorphoses '). Nous nous con-tenterons d’observer que la lu-nette et le tableau doivent êtrefixés en face l’un de l’autre,d’une manière solide, de façonque leur position respective nepuisse changer; il est indiffé-rent que la pointe ou la base dupolièdre soient du côte de l’œil