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Tome sixième.
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ou même les (leurs des plantesprécédentes, qui puissent êtremises en œuvre. Quant à cellesqui suivent, on peut en em-ployer presque toute la plante.

Prunus spinosa , L. Prunierépineux : l’écorce et le fruitavant sa maturité.

Sàlix aiba, L. Saule blanc :feuilles et branches.

Sa/ix caprea, L. Saule mar-ceau : feuilles, écorce, bran-ehes.

Sorbus , L. Le sorbier : lesbranches, les feuilles et le fruitnon mûr.

Rosa eg'anteria , L. Eglan-tier : feuilles.

Fasus , le hêtre : écorce etfeuilles.

Carpinus , charme : feuilles etécorce.

Quercus ; toute espèce dechênes: feuilles et écorce.

Betulciy bouleau : feuilles etécorce.

Alnus, aulne : feuilles.

Mespil/us , néflier agreste :feuilles, branches et fruits.

Ledum palustre , L. Lède àfeuilles étroites: branches.

Cornus , cornouiller sauvage :feuilles et branches.

Rumex acetosa , L. Oseillecommune : la racine et les se-mences.

Rumex aquaticus , Linn. Pa-tience aquatique : racines, feuil-les et semences.

Rumex acutus, L. Patiencesauvage : racines, feuilles et se-mences.

Iris pseudo-acorus , L. Irisjaune : racines. ■

Nynphœa lutea , L. Nénupharjaune : racines.

TAN

On emploie, pour tanner uncuir, quatre foisautantd’écorcede chêne que la pesanteur ducuir; quant aux autres matiè-res, c’est à l’expérience à endécider.

M. Fougeroux de Bondaroyobserve, dans les Mémoires deP Académie , année 1785, qu’on

f iourrait substituer au chêne'écorce de platane, quoiqu'elleait moins de force que celle dechêne. Cette même écorce se-rait bonne pour la teinture,où elle donne aux toiles unecouleur de feuille morte très-solide.

A la Jamaïque , on emploietrois sortes de tans, l’écorce demaugrave , celle d’olivier etune autre. On y tanne mieuxqu’en Angleterre, et au boutde six semaines le cuir est bonà faire des souliers.

Dans le royaume de Naples ,dit M. l’abbé Nollet , on se sertde feuilles de myrte. ( Collect.Acad ., part, franç ., loin. X ,pag. 3 1 5 ).

§ II. Substances • secondairespour le tannage.

En 1784, la Société patrioti-que de Milan avait demandé,i°. comment on pouvait amélio-rer les peaux de veaux du paysen les travaillant brutes , et lespeaux de chèvres en les maroqui-nant ; 2 0 . quels procédés il fal-lait suivre pour travailler lescuirs suivant la manière usitéeen Irlande et dans les autrespays renommés pour les manu-factures de cette espèce.Elle avaitexigé qu’on donnât le détail de