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foutes les opérations depuisl’instant où les peaux sortentde la boucherie, jusqu’à celuioù elles entrent dans la bouti-que du corroyeur, et qu’on in-diquât les iuslruinens néces-saires, ainsi que la quantité etla qualité des substances et del'eau qu’on y devait employer.Le prix, qui était de 5 o sequins,pouvait, au besoin, se partagereu deux; le premier, de 5 o se-quins, pour la question relativeaux cuirs; le second, de 20,pour celle qui concernait l’a-mélioration des peaux ; maisla Société n’a reçu aucun mé-moire digne de son attention.
Eu 1785, le Journal de laBlancherie , p. i 65 , a annoncéque M. Heller, inspecteur desforêts dans la Basse-Silésie ,avait trouvé un moyen de rec-tifier les charbons de terre , etd’en tirer une essence avec la-quelle, dans l’espace de huitsemaines, on peut préparer lapeau des bêtes à cornes pour enfaire des cuirs à semelle , plussolides et plus durables quecelui qui est tanné à la manièreordinaire.
Les paysans suédois brillentles coquilles d’huître pour enfaire de la chaux à tanner lescuirs. ( Voyez l 'Art du tanneur ,traité très-au long dans \'Ency-clopédie Méthodiq . , Dict. desManufactures et Arts , t. IIT,p. 556 ).
§ III. Tannage du cit. Seguin ,
L’art du tanneur est trop im-portant pour que nous ne fas-sions pas connaître tin uouveau
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procédé de l’invention du cit.Seguin , et dont un rapport faità la Convention nationale parle cit Eourcroy, le 14 nivôse( voyez le Moniteur , 1795,n°. 110, p. 455 , 2 e . col.), exposéles avantages. Par ce procédé ,le cit. Seguin fait en i 5 joursce qu’on faisait dans la pratiqueordinaire en 2 et 5 ans.
Ce procédé consiste à plongerles peaux pendant un ou deuxjours dans une dissolution d’é-corce privée de matière tan-nante ou de tannin, et légère-mentaridulée par de l’acidesul-furique. La substance qui sertde lieu aux poils s’y débride,et le débourrement s’y fait avecfacilité. Les peaux, ramollieset gonflées dans ce mélange,en sont retirées, puis suspen-dues dans des dissolutions plusou moin 3 fortement chargéesde matière tannante. Bientôtcelte matière pénètre par cou--ches successives jusqu'au centredes peaux , se combine avec lasubstance animale, et lui donne,en la saturant, le caractèred’imputrescibilité et de soliditéqui rend la peau propre à lafabrication des souliers. Lapromptitude de cette méthodeest telle, qu’on peut, en pre-nant les précautions convena-bles, tanner les peaux de veautèen deux jours, et le» plus fortespeaux de boéufs en 10 ou i 5jours. Enfin , le procédé est sisimple, que chaque particulierpourrait faire chez lui, pour saconsommation, plus facilementmême qu’il ne fait la léssive,les cuirs nécessaires à la fabri-cation de »et »oulierS.
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