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Tome sixième.
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métiste. ( Collect. Acadèm. ,part, étrang. , lom. VI, p. 60. )

Les teinturiers prennent com-munément un menstrue aqueuxpour l’extraction de la couleur.Ce n’est pas, à beaucoup près,le moyen le plus capable del’extraire en entier. L’eau-de-vie est préférable ; mais l’es-prit-de-vin est jusqu’ici le vraiet le seul moyeu d’extraire lapartie colorante du santal enentier, et ensuite de la commu-niquer aux différentes subs-tances qu’on lui associe. Ce pro-cédé est, à la vérité, un peu coû-teux, mais on en est dédom-magé par la supériorité de lacouleur.

Le santal réduit en poudretrès-fine, est préférable à celuiqui n’est que concassé.

Il faut le pulvériser soi-mê-me, lorsqu’on veut être sûrqu’il n’est pas falsifié.

On peut voir sur cet objet dela teinture, les expériences rap-portées dans le Journal de Phy-sique, du mois d’octobre 1790,page 27a.

Parmi les matières teignan-tes , ( ditM. Macquer dans sonplan d’une description généralede l’art de la teinture , lu à laventrée de l’Académie des scien-ces en 1781 ), les unes , tellesque le brou de noix, lesumac,i’écorced’aulneetautres, four-nissent par la seule décoctiondans l’eau , une couleur fauve ,belle dans son genre , qui s’ap-plique sur les étoffes d’une ma-nière solide etsans aucune pré-paration. Si l’on connaissaitpour les autres couleurs desin-grédiens colorans qui eussent

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les mêmes avantages, l’art dala teinture serait dès à présentà sa perfection , et il ne resteraitplus aucune recherche à faireen ce genre ; mais il s’en fautde beaucoup que nous ensoyonsà un point si désirable. Nousconnaissons à la vérité un grandnombre de matières teignantes,dont la simple décoction dansl’eau tire les parties colorantes,aussi facilement que celles quenous venons dénommer, et cesont même celles qui fournis-sent les couleurs les plus écla-tantes, tellesquela cochenille ,la garance , la gaude, les boisde Cainpêche et de Fernam-bouc , et un très-grand nombred’autres. Mais les teintures deces matières, que M. Macquerdistingue par le nom de couleursextractives , ne peuvent s’ap-pliquer et adhérer aux cou-leurs à teindre , à moins queces dernières n’aient été préa-lablement imprégnées par dessels qu’on nomme desmordans,parce qu’ils ont la propriété dese saisir des parties colorante*et de les fixer , et, ce qu’il y ade bien remarquable, c’est quede ces cou leurs extractives, toutétant égal d’ailleurs, les unesse fixent d’une manière solideet durable, tandis que les autresne forment que des couleurspassagères qui se dégradent ets’effacent en fort peu de temps.

Ces faits bien constatés etbien connus , suffisent pour in-diquer les principaux problèmesqu’il y a à résoudre sur la théo-riede la teinture, et surla routequ’il faut suivre pour la perfec-tionner.