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Tome sixième.
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T E I

Tl n’y a point de physicienqui ne sente d’abord qu’il fautchercher à connaître, i°. pour-quoi certaines couleurs s’appli-quent solidement , sans le se-cours d’aucune préparation ;

2 °. Pourquoi les autres nepeuvent s’appliqueret s’assurerque par le moyen desmordans;

5°. Pourquoi parmi ces der-nières, les un es s’attachent d'unemanière solide et durable , tan-dis que les autres , sur les mê-mes étoffes, avec le secours desmêmes mordans et par les mê-mes manipulations, ne donnentque des couleurs fugitives, quin’ont aucune solidité.

Il est aisé de sentir que si l’onarvient jamais à une solutionien satisfaisante de ces pro-blèmes fondamentaux , on aurafait un chemin immense versla perfection de la teinture, etque les découvertes de pratiqueles plus importantes , ne serontplus que des conséquences quise déduiront de la théorie ,avec autant de certitude que defacilité.

Mais d’un autre côté , tousceux qui se sont exercés à la re-cherche des vérités cachées, sa-vent combien on est avancévers la solution des problèmesles plus difficiles, quand on peu t

f iarvenir à connaître sûrementa route qui y conduit.

Or, dans ceux que nous ve-nons d’énoncer, cette route nepeut point être douteuse. Si onlie l’a pas suivie jusqu’à présent,c’est assurément parce qu'onn’y a point pensé, ou plutôtparce qu’on a été rebuté par lesdillicultés qu’il y avait a sur-monter.

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En effet, puisque les diffé-rentes espèces de matières tei-gnantes, appliquées sur les mê-mes substances , par les mêmesmoyens et par les mêmes mé-thodes , produisent des effets sidifférens, il est évident que ladifférence çle ces effets dépenduniquement de la nature dechaque espèce de matière tei-gnante , et qltepar conséquentpour connaître les vraies causesde ces différences, il est indis-

f iensable de s’assurer , par touses moyens que fournit la chi-mie , de l’espèce et des propor-tions des parties constituantesde chaque ingrédient colorant,c’est-à-dire d’en faire les ana-lyses les plus exactes. Mais c’estle point de la difficulté ;c’est lacarrière dans laquelle M. Mar-quer s’est proposé d’entrer, etqu’il invitait les savans zéléspour le bien public, à venirparcourir ; car l’art de lateinture par cette voie , qui estla seule et la véritable , nepourra être amené à son pointde perfection , que par l’expé-rience et les observations deplusieurs âges d’hommes.

M. Bertholet observe qu’onpeut se servir de l’acide muria-tique oxigéné pour juger de laquautité de parties colorantesqui se trouvent dans une subs-tance tinctoriale. Il en fait l’np-plication aux indigos, en dis-solvant dans l’acide sulfuriquedes poids égaux d’indigo qu’onveut comparer , et en mesurantles quantités d’acide muriati-que oxigéné que chaque disso-lution , étendue d’une égalequantité d’eau , exige pour étru