T I S
tier ordinaire tout monté, onpeut l’ajuster à la nouvelleméthode pour moins d'un dou-blon.
En 1782, on a annoncé,dansle Journal de la Blancherie ,pag. 64 et 71 , une chemise defemme d’une seule pièce detoile etsans couture, fabriquéear le sieur Lande, tisserand à-andrescies, en Hainault, surun métier de son invention.Indépendamment de sa singu-larité , cette chemise n’étaitpas plus coûteuse que celles detoile cousue. Le sieur Landeannonçait aussi qu’il applique-rait son métier à toutes sortesde vêtemens susceptibles d’êtreexécutés à la trame.
Le Journal de la Blancherie ,1786, p. 108, a rendu comptedes inventions de M. Fouquier,qui, dès 1761 , c’est-à-dire, unan avant rétablissement desmanufactures de velours et dedraps de colon , avait fait mon-ter à Rouen des métiers aveclesquels il fabriquait ces étof-fes. Ce fut lui qui , en î^bo ,imita les coutils de Bruxelles, eten introduisit la fabrication enFrance ; il perfectionna aussila fabrication des toiles pi-quées , employées pour lescourte-pointes et vêtemens desdeux sexes , qu’on tirait àgrands frais d’Angleterre ; onle dit encore auteur i°. d’unmétier à passementier, par le-quel avec deux pédales seule-ment on exécute des tissus quien exigent depuis quatorze jus-qu’à vingt - quatre ; 2 0 . d’unantre métier avec lequel il fa-brique les toiles de soie ou de
TOI 279
coton piquées, propres à fairedes corps ou corcelets, et qui11’ont pas les inconvéniens descorps à nervures de baleine;3 °. d’un tordoir d’une précisionéionnante, qui donne aux filsde coton tous les degrés de torsqu’exigent leurs différens em-plois.
Au Bengale, le coton a plusde perfection; il est propre àtout; ou l’emploie utilementdans cent espèces de toiles quisont consommées sur le globeentier. Celle qui est d’un usageplus universel, c’est la mous-seline rayée ou brodée ; la fa-brication en est facile dans lasaison pluvieuse, parcequ’alorsles matières prêtent plus etcassent moins; durant le restede l’année les tisserands rem-placent, autant qu’il est pos-sible, cette humidité de l’airpar des vases d’eau qu’ils nemanquent jamais de mettresous leurs métiers. ( Voyezl 'Histoire. Philosophique desDeux-Indes, par l'abbé Raynal ,t. 11 , pag. 204 )• Chez nous lestisserands travaillent dans deslieux bas, et même dans descaves.
TOILES. Nos toiles se font,comme tout le monde sait,avec, .les fils tirés de l’écorcedu chanvre et du lin qui n’é-taient que collés les uns contreles autres dans la plante, parune espèce de gomme que l'eaudissout dans le rouissage. Si lechanvre et le lin sont les deuxplantes le plus en usage pourla filature, il 11’est pas moinsréel qu’à leur défaut on eupourrait trouver plusieurs au-