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Tome sixième.
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très gui, en cas de besoin,nous serviraient aux mêmesusages. Ce sont en quelquesorte des plantes secondaires,propres à remplacer les pre-mières, si des évènemens im-prévus détruisaient cesespèces.Ne sait-on pas que l’on peut re-tirer de l’ortie, par exemple,une espèce de fil ? (Voyez Filsd'ortie , de Genêt , etc.)

§ I er , Toiles de coton.

En 1759» il s’était établi àParis , rue du faubourg duTemple, une manufacture oùl’on faisait des toiles de colonbrochées , du dernier goût ,propres à faire des robbes deïèmuies et de très-jolis ameu-blemetis.

On a demandé, dans le Jour-nal de la Blancherie , 1786,p. io 5 , quel avantage il y avaitdans la consommation , à seservir de bapliste plutôt quede mousseline , ou récipro-quement? Eu général la mous-seline parait préférable ; ellerésiste mieux au blanchissageet a l’avantage de pouvoir seréparer plus facilement.La bap-tiste qui est, à la vérité, d’unplus beau blanc, est plus cas-sante, sujette à se rouler, à sechiffonner, et ne peut se rac-commoder. En effet , il 3' apour le moelleux la diffé-rence qui est entre le fil et lecoton.

En 1773, il s’établit en Beau-jolais , une manufacture degaratsou toiles de coton les pluscommunes que l’indienueriepuisse employer.

§ II. Toiles impénétrables àl'eau.

Voyez l’art. Vernis , § XXI ;voyez aussi l’article Taffe-tas, § I«.

§ III. Toiles incombustibles ,

On peut mettre dans cettoclasse, non-seulement les toilesfaites avec l’amiante ( VoyezAmiante ), mais encore cellesde cuivre ou de fil-de-fer, dontnous avons parlé au mot Etoffes,

§ IV. Impression sur les toiles ,ou toiles peintes.

En 1769, M. Stoucrad fit an-noncer, dans les papiers pu-blics, une fabrique de toilespeintes à fleurs dorées, argen-tées, et en camayeux, pour lesanti-chambres, salions, sallesà manger, galeries, garde-robes,salles de bains , etc., chaises ,fauteuils, canapés pour les jar-dins, inattaquables aux insectesà cause du blanc decéruse quientrait dans leur préparation.Il demeurait rue de Cliarcn-tou , hôtel de Gournay , dite lamaison du Diable.

En 1770, M. Moore, fon-deur de caractères à Londres ,a annoncé une liqueur pour im-primer sur la toile , les étof-fes , etc.

En 1779, il existait à Saint-Denis une manufacture d’in-diennes pour ameublemèns, enpaysages , fleurs , plantes , etc.dessinées d’après nature, gra-