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Tome sixième.
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vées et imprimées en bois ; onpeut voir dans le Journal de laBtancherie , 1779 , P- 75 et 123 ,le jugement qu’en a porté l’A-cadémie des sciences, le 12mai 1779, en favc»ir de Mont-thiébault et Bellanger , qui enétaient les directeurs.

En 1781, le sieur Watin aannoncé une manufacture detoiles peintes à l’huile , encamayeux , liserées d’or etd’argent, imitant les plus richesétoffes de Pékin et de laChine .

Ceux qui teignent des mou-choirs dont le dessin est blancet le fonds bleu, qu’on nommefaçon d'indienne, ont des plan-ches gravées en bois; ils cou-vrent les planches de cire dis-soute par l’essence dç téré-benthine; ils étendent leur toilelà-dessus ; ils donnent un coupde presse ; la toile secharge dela dissolution de cire selon ledessin; ils la jettent dans unecuve; ils la teignent à froid;la teinture prend à tous les en-droits qui 11’en sont pas garan-tis par la cire : la cire se dé-tache au débouilli; elle sur-nage , et les ouvriers la ra-massent à la surface ponr l’em-ployer de rechef. ( Œuvres deDiderot , édition de Naigeon ,t. XV , pag. 349 ).

Les Suisses introduisent enFrance , et y vendent à basprix, des toiles imprimées enbleu de Prusse,dont la couleurbrillante résiste aux acides, etnqn aux alkalis.

D’autre part on fait , avecle vitriol do Chypre et le boisd'Inde, un bleu qpi s’embellit

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par les alkalis , et que lesacides dégradenten rougeterne.Ponr s’assurer de la bonté d’unecouleur bleue, M. de la Eoliepropose que dans les bureauxd’inspection , l’on trempe àfroid un échantillon de la toileteinte en bleu, dans la lessivedes savonniers , et successive-ment dans un bain de quatreoncesd’huile de vitriol délayéedans une pinte d’eau. Toutecouleur bleue qui résistera àcette double épreuve . procèdenécessairement de l’indigo, et11e laisse rien à désirer.

O11 trouve , dans les Recueils26 et 27 des Lettres Edifiantes tdes lettres du P. Cœurdoux,jésuite, sur la manière dépein-dre les toiles dans les Indes .

Une longue lettre de M.Mirbak, insérée dans le Jour-nal de la Btancherie, 1782,

J 53 , en faisant connaître ete tort que fait à nos manufac-tures de toiles peintes le com-merce de celles de Suisse , etles moyens employés pour l’em-pêcher , entre dans quelquesdétails sur l’établissement d’unemanufacture de cette espèce àColmar , par MM. Haufmann etcompagnie.

En 1782, il fut fait, par lescommissaires- de l’Académiedes scietices, un rapport très-favorable sur les toiles et étoffesde soie peintes et imprimées ,par le procédé de M. Glockner.Ce procédé tenait tout à-la-foisde la peinture et de la tein-ture; dans certaines parties lescouleurs étaient appliquées àla planche; dans d’autres ellesétaient en même-temps impri-