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rentes causes de l’altération del'instrument usité, et se propo-sa de le corriger. Parle résultatde ses recherches , il proposade construire un instrument dedeux parties mobiles, d’un mé-tal sur lequel le froid et le chaudfissent le moins d’impression ,d’anéantir cette impression parl’épaisseur considérable quel’on donnerait au tuyau , relati-vement à sa longueur; de gra-duer ce tuyau sur les altérationsqui surviennent dans le poidstendant ou dans la pesanteurde l’atmosphère , à l’aide ducalcul et du baromètre ; de cor-riger cettepremière graduationsur les effets de la chaleur, dontle thermomètre indiquerait laquantité, et enfin d’avoir égardà la pesanteur du mercure ,lorsqu’on ferait usage de cet ins-trument dans des lieux diffé-rens. On trouvera des détailsplus amples sur l'instrument deM. Diderot , dans l’édition deses œuvres par JMaigeon, t. II,p. 80.
TONNEAUX. Suivant lesanciennes ordonnances, le mer-rain et le traversin, dont seservent les tonneliers, doiventêtre de bois sec, sans aubour( aubier ) , non pourri , ronge ouvermoulu , peftuisé ( percé ) ,vergé ( veiné de rouge), ni ar-tisoné( travaillé par le ver nom-mé artisan ). Ils sont responsa-bles du dommage qui arriveraitaux vins déposés dans les piècesqu’ilsont livrées, et obligés dereprendre toutes celles qui ontun goût de fut , et de les payersur le prix delà vente communedu vin.
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Il y a cependant certains boisqui n’ont aucun des caractèresdu mauvais bois, et qui pour-tant gâtent eu très-peu de tempsle vin dont on les remplit. Un’est pas rare de trouver dansune quantité de futailles , plu-sieurs pièces susceptibles dedonner le goût de fût. ISEncy-clop. Mëthod ., t. VIII des Artset Métiers , p. i 43 , conseille detenter les moyens suivons surles tonneaux infectés de cettemauvaise qualité.
« i°. On fait un feu de sar-ment dans le tonneau avant dele foncer, en sorte qu’il soitbieu enfumé sans le brûler.Après y avoir mis les fonds, onle lave à l’eau bouillante , danslaquelle on a fait cuire de lagraine de moutarde et de fe-nouil.
« 2°. On remplit le tonneaugâté d.e marc de raisins nou-vellement pressurés, et on l’ylaisse pendant i 5 jours.
» 5 °. Pour une pièce de 400pots on prend un plein cha-peau de chaux vive, et ainsi àproportion. Il ne faut pas quecette chaux soit fusée. O11 lajette dans le tonneau; on y versede l’eau dessus, suffisammentpour la détremper; après quoion bouche exactement le bon-don. La chaux vive attire toutela pourriture des douves. Onlave ensuite le tonneau avecgrand soin, et toute la mauvaiseodeur s’en va avec l’eau dechaux. »
Le vin qui a contracté unefois le goût de fût n’est pluspropre qu’à être brûlé ou con-verti en eau-de-vie ou en vi-