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migre, et si le procédé ci-des-sus indiqué ne réussit pas , ilfaut condamner au feu la fu-taille, afin de ne pas s’exposerà une nouvelle perte de vin.Voyez l’article Vin, § V et
XVI.),
Peut-être encore pourrait-onse servir du ventilateur et mê-me de l’eau en putréfaction, etautres moyens indiqués dansl’ Encyclop. Méth., t. VIII desArts et Métiers , p. 365 , 607 ,611 et 627. ï
TONNERRE . Il est aujour-d’hui reconnu par les physi-ciens , que le tonnerre n’estqu’une très-grande électricitéqui s’excite naturellement dansune partie de l’atmosphère.Cette analogie démontrée parles expériences modernes , estencore confirmée par des faitsanciensqu’on lit dans l’histoire.César, dans ses Commentaires,rapporte que pendant la guerred’Afrique , après un orage af-freux pendant la nuit, qui miteu grand désordre toute l’arméeromaine , la pointe desdardsdela cinquième légion brilla d’unelumière spontanée: Quint a Le-gionis pilorum cacumina suàsponte arserunt. f V. CollectionAcad., part.fr. , t. X III, p. 94 )Au château de Duino , situédans le Frioul au bord de ia mer Adriatique , il y a de tempsimmémorial sur un des bastionsde la place, une pique plantéeverticalement la pointeenhaut.Quand le temps menace d’ora-ge , la sentinelle qui monte lagarde à cet endroit présente aufer de cette pique celui d’unehallebarde qu’onlaisse toujours
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là pour cette épreuve , et si lefer de la pique étincelle beau-coup à l’approche de celui de lahallebarde , ou qu’il jette parsa pointe une petite gerbe lu-mineuse , alors il sonne unepetite cloche qui est auprès,pour avertir les gens de la cam-pagne et les pêcheurs qu’ils sontmenacés d’orage ; et surcet avistout le monde rentre : n’est-cepas-là un véri table électromètre.*( Voyez ce mot. ) Enfin ce quiachève de prouver l’identité dutonnerre et de l’électricité, c’estqu'on reconnaît dans le premierles mêmes phénomènes, beau-coup plus en grand à la vérité ,qu’offrent les corps qui ontéprouvé la commotion électri-que dans l'expérience deLeyde.11 fond le métal et épargne l’en-veloppe très-combustible qui lecontenait ; il arrive souvent queles corps ou les animaux qui enont été frappés n’offrent aucunvestige de feu, etc.
L’Académie électorale dessciences de Manheim, eu 1777,avait proposé pour sujet d’unprix de 5 o ducats , cette ques-tion intéressante: il s’agissaitde déterminer, par des observa-tions décisives et des expériencesconvaincantes , la cause de lccmort des animaux fulminés , soitpar la foudre céleste, soit par uneétincelle de Vélectricité artifi-cielle ? Nous ignorons si le prixa été remporté.
La Coll. Académique, part,franç. , t. XIV , p. 80 , nous afait connaître des effets singu-liers du tonnerre. O11 trouvedans la Table du Journal îlesSavons , l’iudication deplusieurs