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météores qui nous offrent desspectacles si grands , si ma-gnifiques, et quelquefoissi ef -frayans et si terribles, un desplus singuliers est la trombe.Ce météore très-rare sur terre,mais assez fréquent sur mer,est un amas de vapeurs, res-semblant à une grosse nuéefort épaisse , en forme de co-lonne cylindrique ou de cônerenverse, qui fait entendre unbruit assez semblable à celuid’une mer fortement agitée.La trombe jette souvent autourd’elle beaucoup de pluie ou degrêle ; et dans les ravagesqu’elle occasionne , quelque-fois elle submerge les vais-seaux , déracine les arbres, ren-verse les maisons, et tout cequi se trouve exposé à sonchoc. ( Voyez Collect. Acad .,part.franç ., t. VI, p. i\i. )•
Plusieurs physiciens ontcherché la cause de ce redou-table phénomène ; mais outrequ’ils ne se sont pas trouvésd’accord dans leurs conjectures,aucune de leurs explicationsn’est su disante pour rendre éga-lement raison des trombes quis'élèvent de la surface des eauxvers les nuages, et de cellesqui viennent du nuage vers laterre. Il est cependant plusraisonnable et plus conformeà la simplicité des lois de lanature, de n’attribuer aux uneset aux autres qu’une seule etmême cause ; et cette causeunique, M. Brisson la trouvedans les effets de l’électricité.
Il arrive souvent que lestrombes lancent des éclairs, etfont entendre le bruit du ton-
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nerre, qui sont reconnus au-jourd’hui pour des effets élec-triques, après quoi les trombesne manquent guère de se dis-siper : ainsi lorsqu’un nuagefortement électrisé se présenteà une distance convenable dela terre , M. Brisson pense qu’ils’établit aussi-tôt entre les corpsnon électrisés qui sont à sasurface, et le nuage électrisé,les deux cotirans de matièresque M. l’abbé Nollet a nom-més effluences et affluences si-multanées. Le nuage lance detoutes parts, et plus fortementqu’ailleurs vers les corps ter-restres, des rayons de la ma-tière effluente ; et dans le mêmetemps les corps terrestres luirendent une matière sembla-ble, en lui fournissant la ma-tière aflluente.
Si le courant de la matièreaflluente est le plus fort, lesparticules de vapeurs qui com-posent le nuage , sont entraî-nées parcette matière aflluente,et forment la colonne cylin-drique ou conique, d’où ré-sulte la trombe que M. Brissonappelle descendante. , parcequ’en effet elle paiaît descen-dre des nues vers la terre ;si , au contraire, c’est le cou-rant de matière afflueute quiait le plus de force, et que lenuage électrisé se trouve audessus des eaux , alors cettematière aflluente entraîne avecelle unequantité de particulesaqueuses assez considérablespour former cette colonne quel’on voits'élancer versle nuage,qu’on peut appeller trombe as-cendante.