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Tome sixième.
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Ioès pur. Pour cet effet, il sciaune planche de bois de chêne,longue de 4 pieds et large de 2,par la moitié, et il couvrit cha-ue pièce de bois d’un enduite suif, de térébenthine et deplomb blanc en égale propor-tion; il ajouta seulement deuxonces d’aloès dans la composi-tion de l’enduit qu’il mit àl’une de ces planches; ensuite ,avec des poids et des cordes,il les plongea toutes deux à uneégale profondeur, dans un en-droit de la mer où les versabondaient le plus ; il les ylaissa pendant cinq mois, eten les retirant, il éprouva quela planche enduite a'atoès était

Î iarfaitement saine, taudis que'autre était rongée et piquéecomme un rayon de miel. Ilprit alors plusieurs pièces decèdre, de bois de Madère etde Mahogon , les distinguapar des marques particulières ,et les couvrit de différens en-duits, où il mêla de l’aloèsdans la proportion d’une oncesur 2 pieds de supercie en carré.Ces planches restèrent dansl’eau 8 mois ; toutes celles où ilavait eu de l’aloès étaient enon état, tandis que les autresétaient criblées. IL est donctrès-probable que ce mélangeest préférable à tout ce qu’ona employé jusqu’ici; la dosedoit être d’une once d’aloès surdeux pieds en carré , et ellesuffit au moins pour 8 mois. Sile vaisseau est plus long-tempsen course, 011 peut l’augmen-ter et en avoir une provision àbord, pour s’en servir au be-soin. .L’aloès est une plante

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forte, dont l’accroissement estrapide; en la faisant cultiverdans celles de nos colonies quise trouveraient propres à cetteculture, on pourrait la rendresi commune , que le prix n’enaugmenterait guère par la gran-de consommation qui s’en fe-rait dans notre marine. Mal-gré ce qu’on annonce de ce pro-cédé, ne paraît-il pas naturelque le suc d’aloès délayé con-tinuellement par l’eau de lamer, perde sou amertume, etne soit d’aucune efficacité ailbout d'un espace de temps assezcourt?

Le Journal des Savons , 1744 ,p. 422, fait mention d’une es-pèce de courroi dont le succèsest, dit-on , garanti par lesexpériences d’un armateur mar-seillais.

En 1779, l’Académie de Mar-seille a proposé pour sujet duprix de 1784, la question desavoir quelles sont les espècesde vers marins qui attaquent lesnavires dans les divers ports dela Provence , et quelle serait laméthode de\les en préserver. L’A-cadéinie demandait des faitsconstatés par les expériences.Nous ignorons si le prix a étéremporté.

En 1784, M. de Beaubourg ,a annoncé un métal de nou-velle invention , propre à rem-placer avec économie et soli-dité, le cuivre dans le dou-blage des vaisseaux. Cette in-vention a été autorisée par deslettres-patentes. Des essais faitssur un vaisseau expédié deBordeaux pour le Port-au-Prince , ont prouvé que le nou-