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veau métal, dont il était dou-blé, avait procuré une vitessesupérieure d’un tiers à la mar-elle ordinaire , qu’il avait tenuie navire absolument étanché ,et qu'il avait préservé son boisde toute altération. C’est ce quirésulte d’un prospectus publiédans le temps par M. Beau-bourg.
§ II. Maniéré de calfater lesvaisseaux.
On a calfaté, en Angleterre,de la manière la plus efficace,les vaisseaux avec une prépa-ration de plomb; elle a l’avan-tage de garantir les vaisseauxcontre l’attaque des vers, d’ê-tre moins coûteuse et plus du-rable que le calfat fait avecdes planches, du goudron, dela résine et autres. Les vais-seaux ainsi calfatés étaient enaussi bon état au bout de 5 ansque le premier jour.
Un particulier de Bordeaux a trouvé le secret d’un masticqui s’attache sur le bois, sedurcit dans l’eau et le préserverie l’attaque des vers ; on a laisséau fond de la mer une barqueenduite de goudron et l’autrede ce mastic; la première a étéretirée entièrement pourrie, etl’autre trèi-saiue ; on ne ditpoint le secret, mais la livren’en doit revenir qu’à 5 sols.On se proposait, en 1762, dele vendre à quelques arma-teurs. Le spalme paraît pro-duire cet effet. (Voy. Spasme).
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§ III. Vaisseaux à rames.
Rien de plus triste, en mer,que le calme. Un vaisseau,faute de vent, reste sur la mê-me place sans mouvement ; lesvivres diminuent par la con-sommation ; le temps se perdà 11e rien faire, et l’on court lesrisques de périr de. besoin, sanspouvoir espérer aucun secours.
Ce tableau effrayant a faitchercher les moyens d’y remé-dier. Nous ne parlerons pas decelui indiqué dans le 12'. tomede la Traduction de Pline, parPoinsinet de Sivry, p. 494 > sonsle titre , Idée d'un voilier arti-ficiel. Le moyen qui paraît leplus vraisemblable, est celuid’ajtouter des rames aux vais-seaux.
En 1754, M. Limosin a pré-senté à l’Académie des sciencesun vaisseau à rames dont lamanoeuvre s’exécutait par desmanivelles , d’uue manière uni-forme. Le procédé a paru ingé-nieux, mais d’une exécutionpeu facile.
E11 1745, M. l’abbé Massona présenté à l'Académie dessciences un projet de ramestournantes,qu’il a perfectionnédepuis, e'11 substituant aux hé-lices de charpente placées au-dehors du navire pour dirigéel’action de ses rames, des barresde fer susceptibles de prendreune courbure convenable, moinsvolumineuses, tout aussi so-lides , et applicables à de petitsbâtimens.
En 1752, cet objet fut misau concours par l’Académie des