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Tome sixième.
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alteliers des artisans, qui, pourla plupart, ne peuvent se chauf-fer qu’avec du charbon ou dela braise, et pour qui même cegenre de chauffage est néces-saire à leurs travaux , parcequ’ils ne pourraient y suppléerque d’une manière désavanta-geuse à leurs intérêts. Les cham-bres qu'ils occupent ou danslesquelles ils travaillent sont sipetites, que bientôt le feu en aconsumé tout l’air, et qu’il n’yreste plus qu’un gaz mortel.Aussi cette classe d’hommes est-elle celle qui fournit le plusd’exemples des effets meurtriersdes vapeurs mépliytiques. Celi’est pas que le méphylisme ducharbon soit d’un autre genreque celui produit par les lu-mières, le bois, la transpira-tion, etc.; mais c’est que lademeure du pauvre, étant pe-tite , basse, le plus souvent sanscheminée, fermée d’ailleurs lemieux qu’il lui est possible pourse garantir du froid extérieur,

F our peu qu’il y ait du feu,air eu est sur-le-champ dé-truit : il n’y reste plus que lesémanations du chaibon ou dela braise , qui, incapables dedilater les poumons,suffoquentet tuent. On en trouve de fu-nestes exemples dans différeiisouvrages, journaux et autres.( L’oyez entr’autres la Collec-tion Academique, part, franç.,

t. XV, p. 56 q. )

Le danger est non moins ap-parent dans un cellier dans le-quel sont des liqueurs en fer-mentation. Ces liqueurs, tellesque le vin, le cidre, le poiré,ia bière, etc., produisent les

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mêmes effets que le charbon,c’est-à-dire, une chaleur quiconsume l’air eu peu de temps,s’il n’est pas renouvelé, et desvapeurs méphytiques qui enprennent la place, et qui tuentavec la même promptitude. LaCollection Acad., part, franç .,t. XV , p 66, rapporte un acci-dent fâcheux arrivé dans unecave, rue des Trois Maures.

Les mines , les pui ts, les cloa-ques, sur-tout si ces lieux n’ontpas été ouverts et nétoyés de-puis long-temps, présentent lesmêmes dangers par les mêmescauses.

On peut voir dans le Voyaged'Italie , par Misson , toin. II,pag. 63 , tome III, p. 207, ett. IV, p. i(< 3 , ce qu’il dit dela grotte du chien au royaumede Naples , dans laquelle il s’é-lève de terre, à la hauteur dedix pouces, une vapeur méphy-tique qui tue les petits ani-maux qui y entrent. (Voyezaussi dans la Collection Aca-démique , part, franç. , lom. X ,p. 266, les expériences faitespar M. l’abbé Nollet dans cettegrotte. )

La même Collect. Acadèm.,part, franç., t. XVI, pag. 5 y ,donne des détails curieux surla mofette des mines de Pouz-zola, aux environs de Latera ,en Italie .

M. Macquart, médecin, adonné, dans le Journal des Mi-nes , vendémiaire an 4, P- 78,n os . >3 et 14, une instructionimportante sur la cure des as-phyxies qui ont lieu dans lesmines.

Enfin, ceux qui sont frappés,