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Tome sixième.
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y pénétrait sans cette précau-tion , il est indubitable qu’ontomberait soi - même en as-phyxie , comme il est arrivédans la cave du boulanger deChartres , où il amassait la braisequ’il retiraitde son four, et oùcinq personnes moururent suc-cessivement pour v être descen-dues dans l’intention de secou-rir le fils aîné du boulanger,qui y était mort le premier. Cene fut qu’après avoir jeté danscette cave une grande quantitéd’eau qu’on put y descendre.

■Si c’est dans une cave quel’on veut s’introduire, on jettel’eau à pleins seaux , mais surles marches et sur le mur , afinqu’elle se divise et forme quel-ques vapeurs : si c’est dans unechambre, on la jette avec unpot, et l’on vise au plafond ,afin qu’elle retombe divisée.Pour faire cette opération , onse tient à la porte , où il n’y arien à craindre ; parce que,comme nous l’avons déjà dit,le gaz est stagnant. On a unechandelle ou une bougie allu-mée, que l’on présente de tempsen temps à l’entrée de la cham-bre ou de la cave ; tant qu’il ya du méphytisme, la flammeou s’y éteint, ou y paraît sombreet n’éclaire qu’à une très-petitedistance; dès qu’il est détruit,elle y est vive comme dans l’airextérieur : voilà le momentd’entrer, il n’y a plus rien àredouter. Cependant on ferabien d'avoir toujours sous le nezde l’alkali-volatil On s’intro-duira dans la cave ou dans lachambre; on y cherchera l'as-phyxié qu les asphyxiés; on ne

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s’amusera pas à les secourir dansces lieux ; on les emporterapromptement dehors ; on lesexposera à l’air libre , dans unecour ou dans un jardin, et onles traitera comme nous avonsdit à l'article Asphyxie.

On emploie lesmêines moyensdans les celliers, où il y a desliqueurs en fermentation. Aprèsen avoir ouvert les fenêtres etles portes, on y jette de grandesquantités d’eau , et dès qu’unelumièrey reste aussi vive,aussibrillante que dans l'air exté-rieur , on peut y entrer. Il enest de même des mines.

Il y a des personnes qui con-seillent de détruire le méphy-tisme de ces lieux avec l’alkali-volatil-fluor. Il u’est pas dou-teux que ceremèdeserait d’uneefficacité encore plus prompte ;mais il est trop dispendieux ,et peu de personnes seraient enétat d’en supporter les frais. Aureste , si quelqu’un veut l’es-sayer, il faut en répandre dansle lieu infecté, jusqu’à ce qu’onpuisse y tenir une bougie allu-mée ; alors on peuty entrer sanscraindre d’accident. Mais il se-rait bien à souhaiter que levoeu de M. Sage fût rempli ;qu’on donnât à chaque mineurun flacon d’alkali-volatil. Dèsque l’un d’eux se trouverait àf-fectépar les vapeursmeurlrièresqui s’exhalent sans cesse desmétaux et des minéraux , dansles mines , son voisin lui feraitrespirer son flacon, ou lui enferait avaler quelques gouttesdans une cuillerée d’eau; ou,enfin 011 en répandrait dans la 1mine, si les vapeurs étaient ea‘