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Tome sixième.
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assez grande quantité pour af-fecter à-la-fois plusieurs mi-neurs.

D’autres emploient la poudreà canon. On tire des coups defusil dans la chambre ou dans lacive, jusqu’à ce qu’une bougiepuisse j rester vive et brillante;cir c’est là le thermomètre dudanger , si l’on peut s’exprimerainsi ; ou bien l’on fait des traî-nées de cette poudre , à la-quelle on met le feu. Cepen-dant ce moyen ne paraît pasréussir dans tous les cas. D’ail-leurs l'eau est infiniment pluscommune que la poudre à ca-non ; elle est plus facile, moinsdispendieuse à se procurer , ettout le inonde peut l’employer.

Quant aux vapeurs méphyti-ques des puits fermés depuislong-temps, la poudreà canonparait eu être le préservatif. LesAnglais sont dans l’usage defaire descendre à fleur d’eauune capsule, dans laquelle il ya une once ou plus de bonnepoudre à canon : l’on y met lefeu , la poudre s’enflamme etdissipe le méphytisme , si fu-neste à ceux qui curent ou creu-sent les puits.

§ V. Moyen de détruire le mé-

pliytisme des fosses d’aisance

et des cloaques.

Les vapeursmortelles des fos-%;s d’aisance et des cloaques,sontde même nature que celles quis’exhalent du charbon allumé,des liqueurs en fermentation ,des puits fermés depuis long-temps, des mines, etc.; l’eauet l’alkali-volaüL-.iluor en se-

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raient les préservatifs, romraeils en sont les remèdes ; maisla difficulté d’employer cesmoyens, sur-tout l’alkali-vola-til, à cause de la quantité im-mense qu’il en faudrait, a portédes chimistes à s’occuper de cetobjet, et , après des tentativesmultipliées , ils soûl parvenusà trouver les préserva tifs de cesvapeurs dans le feu et la chauxvive.

C’est à MM. Laborie , Cadetde Vaux et Parmentier, mem-bres du collège de Pharmacie ,que nous devons cette décou-verte, d’autant plus importante,que lesaccidens auxquels sontexposés les malheureux qui sedestinent à la vuidange des la-,tri nés, sont très-com mu ns, quoi-que le plus souvent ignorés ,parce que ces hommes ont peude commerce avec la société ,vu la nature de leurs travaux;parce qu’on ne fréquente pasde tels atteliers ; parce qu’enfinles vuidangeurs exercent leurprofession de nuit.

Le feu s’applique sur lesiègele plus élevé de la maison, avecla précaution de boucher tousles sièges des étages inférieurs,desorteque l’air atmosphériqueappelédans l’intérieur de la fos-se, par l’ouverture par laquelletravaillent les vuidangeurs , estforcé, pour s’échapper, de tra-verser le fourneau supérieur.Il entraîne avec lui , par lestuyaux , l’air méphytique, qu’ildécomposepresqu’entièremeul;nousd isons presqu’entièrement,parce que ces chimistes ont étéforcés pour l’épuiser d’établirun second fourneau dausl’iu» 15.