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Tome sixième.
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qu’ils seront amplement dé-dommagés de l’emploi de leurtemps.! Voyez les articles Plan-tes , Thermomètre , § XIII,Terre. )

VÉGÉTATIONS MÉTALLIQUES

et salines. C’est impropre-ment et à cause des formes,qu’on adonné le nom de végé-tation à ces grouppes acciden-tels qui se forment par le dépôtdes matières métalliques. L’artimite en quelque sorte la na-ture dans les végétations artifi-cielles, et sur-tout dans les mé-talliques , avec celtedifférence,cependant .queoelles-ci ne sontordinairement qu’une aggréga-tion des parties homogènes,quise reposent irrégulièrement lesunes sur les autres, au lieu queles autrps végétations sont leproduit de l’intussnsception oude l'attraction interne des sucsfournis par la terre , qui , ens’assimilant à la plante, facili-tent son développement

M Homberg a divisé les vé-gétations artificielles en troisclasses. TI a placé dans la pre-mière celles qui consistent enun métal pur et solide, sansmélange d’autre chose ; dans laseconde, celles dont la compo-sition consiste en un métal dis-sous , le dissolvant restant mêléavec le métal , et faisant partiede l’arbrisseau produit ; la troi-sième estcomposéedps matièressalines, terreuses et huileuses.

Première classe. Faites unamalgame d’une once ou deuxd’or fin ou d’argent fin, et dedix fois autant de mercure res-suscité du cinnabre ; broyez etlavez cet amalgame plusieurs

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fois dans l'eau nette derivière’jusqu’à ce qu’il ne laisse plusde saletés dans l’eau ; séchezalors votre amalgame , et met-tez-ledans une cornue de verre ;distilez au bain de sable à très-petit feu , que vous entretien-drez pendant un jour ou deux ;plus vous entretiendrez le feusans chasser le mercure , plus lavégétation sera parfaite. Vouspousserez le feu à la fin , jus-qu’à faire sortir tout le mercu-re ; laissez éteindre le feu ,vous trouverez votre mercuredans le récipient , et l’or oul’argent qui restera dans la cor-nue sera doux, pliant et de laplus belle Couleur que ces mé-taux puissent avoir. La masseaura poussé des branches enforme de petits arbrisseaux , dedifférentes figures et de diffé-rentes hauteurs. On peut les ti-rer de la cornue, les séparer dela masse qui leur a servi debase, les rougir au feu , et lesgarder tant qu’on voudra.

Deuxième exemple. Prenezline once ou deux d’argent fin ;fondez-le dans un creuset, etpendant qu’il est en fonte, jetezdessus, à diverses reprises , au-tant pesant de soufre commun;remuez et mêlez-le bien avecune baguette de fer ; retirez-lepromptement du feu ; laissezrefroidir la matière , que vouspilerez bien menue ; remettez-la dans un autre creuset , que.vous placerez dans un feu doux;de charbons, ou dans une fortedigestion au bain de sable, sa nsfondre la matière. Le soufres’évaporera peu-à-peti de la mas-se qui estdgns le creuset, et il