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Berlin a proposé, en 1 745, poursujet du prix , de déterminerl'ordre et la loi que le vent de-vrait suivre, si la terre était en-vironnée de tous côtés parC Océan,de sorte qu’on pût en tout tempstrouver la direction et la vitessedu vent pour chaque endroit.Cette question une fois éclair-cie, il restera à chercher quellevariation la chaleur et l’éléva-tion des terres peuvent causerdans le mouvement de l’air ,discussion qui sera sujette à degrandes difficultés.
VfiftTILATEUR.L’air quenous respirons à tout momentperd aisémeut son élasticitédans les. lieux enfermés , tantpar l’effet de la chaleur qui leraréfie, que parce qu’il se charged’exhala isous et vapeurs quiémanent des corps; alors il estaussi mal-sain qu’une eau sta-gnante peut l’être aux animauxqui en boivent, ou aux poissonsqui y séjournent. De vrais phi-losophes, animésdu zèle le plusrespectable pour le bien géné-ral de l’humanité, réfléchissantsur les moyens de faciliter sourenouvellement et son cours ,ont porté leurs premiers soinssur les états où les hommes ontle plus besoin de respirer un airpur, propre à contribuer , parson action, à la conservation deleur santé, ou à leur rétablisse-ment,surcette foule demalheu-reux que la charité publiquereçoit dans les hôpitaux, et quela maladie rend plus suscepti-bles de toutes les impressionsextérieures, sur cette multi-tude de navigateursde tout état,qui, renfermés dans un navire
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pendant le cours d’une longuetraversée, n’ont d’autre séjourque ses entre-ponts, et mêmesont souvent obligés à des tra-vaux pénibles dans les différen-tes parties du fond de cale , quine reçoivent que très-peu d’airextérieur, et que l’humide am-biant contribue àrendreimmo-bile et stagnant. Ils ont eu lesmêmes attentions pour ceux quisont destinés à vivre dans lesmines, soit métalliques, soit desièges : ils ont imaginé diffé-rens ventilateursqui rafraîchis-sent l’air, l’agitent, le renou-vellent, le purifient, et dont leseffets salutaires prolongent lesjours d’une classe d’hommeslaborieux, et fort utile à la so-ciété.
Au reste, il faut observerque les exhalaisons mal-sainessont de deux espèces; les mé-phytiques communes dans lesmines , les lieux souterreinset ceux qui les avoisinent ; onpeut y joindre les émanationsformées par ia fermentation aci-de , celles du charbon , et autressemblables ; elles sont pesantes,par conséquent elles rampentà terre, restent stagnantes dansles lieux qui n’ont ni pente ,ni courant , et ne s’élèventqu’en s'accumulant. Un ven-tilateur ordinaire ferait surelles peu d’effet, à moins qu’ilne causât une grande agitationdans l’air, et que cette agita-tion ne se portât jusqu’à terre.Ainsi, tant que le foyer de cesvapeurs existera, l’Habitationdes lieux voisins sera toujoursdangereuse.