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rejoindre un autre puits, s’il yen a. On voit, d’après ce qui aété dit, l’effet qui doit en ré-sulter. ( Collection Acad ., part,franç., t. XlV, p. 96 ).
C’est à-peu-près dans le mê-me genre qu’est construit leventilaieur imaginé par M. Ca-det de Vaux , et adopté par lecorps municipal de Paris . Onen peut voir fes détails dans lemémoire de cet académiciensur le méphytisme des puits. Ceventilateur consiste en un four-neau à réverbère assez vaste ,surmonté de son dôme, auquelon ajuste 5 ou 6 pieds de tuyaupour en prolonger la cheminée.Semblable à tous les fourneauxde réverbère, celui-ci aspirepar le cendrier , avec cette dif-férence cependant, qu’ici laporte de ce cylindre n’est pointune simple ouverture, mais uncanal composé d’un corps detuyaux qui se prolonge de ma-nière à pouvoir plonger dans unpuits à 5 ou 6 pieds au-dessus deson fond.L’extrémité de ce canalest couronnée par un entonnoirrenversé au-dessus de la sur-face de l’eau contenue dans lepuits. Les tuyaux sont de cui-vre , emboîtés les uns dans lesautres au moyen d’une gorge etd’anneaux agraffésj le tout estsoutenu par une chaîne de ferassez forte pour soutenir lechoc des moèlons ou de touteautre matière qui pourrait ébou-ler. Cet appareil a cela de com-mode, qu’on peut le placer dansle puits sans être obligé d’y des-cendre ; ainsi la vie des ouvriersn’est point exposée, et l’on n'estpas tenu de démépbytiser le
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puits auparavant. Supposant lefourneau allumé, et le canal quidoit porter l’air à son cendrierprolongé dans l’intérieur dupuits à 5 ou 6 pieds au-dessusde la surface de l’eau, l’air at-mosphérique nécessaire à lacombustion des matières enfer-mées dans le fourneau chercheles moyens de s’y introduire ,et ne trouvant pas d’autre porteque l’évasement de l’entonnoirrenversé , il se précipite detoute sa force au fond du puitspour aller chercher l’entonnoir,qui doit lui servir de conduc-teur. L’air méphytique et in-fect enfermé dans le puits cèded’une part à l’impulsion de l’airatmosphérique qui se précipite,de l’autre est entraîné par lararéfaction que la chaleur opèredans le fourneau; tous deux fi-nissent par s’évacuer et se per-dre, à travers le foyer, les cnar-bons, le dôme et la cheminée,dans l’immensité de l’atmos-phère.
Voyez Air , Fosses d’aisance,Asphyxie , Vapeurs méphyti-ques, Vapeurs putrides , Serreschaudes.
On trouve dans l 'Encyclop.Méthodique, t. VIII des Artset Métiers , pag. 34$, un longarticle sur l’art et l’utilité duventilateur applicable aux sal-les de spectacles, aux lieux d’as-semblée nombreuse, à l’inté-rieur d’un navire, aux galeriesdes mines, aux prisons, auxmaisons de force, aux casernes,aux hôpitaux et infirmeries,aux serres chaudes, aux égli-ses, aux greniers à bled, auxtravaux desploDgeurs sousl’eau,