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«les morceaux de vessie de co-chon qu’on lie bien; on les sus-pend à la cheminée pour lesfaire sécher. Cette couleur s'é-tend dans un peu d’eau quandon en veut faire usage : elle estpropre aux enluminures.
§ II. Verd d'iris.
Voyez au mot Laque artifi-cielle la manière de faire le verdd’iris, ainsi que la manière detirer la couleur de différentesfleurs.
Passons maintenant à la cou*leur verte qu'on tire des miné-raux ; et comme le verd-de-gris joue un grand rôle en pein-ture et en teinture , nous trai-terons d’abord du verd-de gris.
§ 111 . Du verd-de-gris.
Le verd-de-gris est ou natu-rel , ou artificiel ; nous enten-dons par le verd-de-gris natu-rel celui que les chimistes ap-pellent oxide de cuivre , qui seforme naturellement à lia sur-face du cuivre par sa décompo-sition à l’air libre : c’est , àproprement parler , la rouilledu cuivre.
Nous avons en plus d’une foi*occasion de faire connaître danscet orivrage le danger deausten-siles de cuivre pour l’économiedomestique. l'espèce de rouilleappelée verd-de-gris , dont ilssont susceptibles, est un poisondes plus subtils et des plusdangereux ; on a l’expériencequ'un four chauffé avec devieux treillages peints en verd,a donné la qualité empoison-
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nante du verdet au pain qu’ony a cuit. ( Voyez Four}.
Le Journal Encyclopéd ., du1 5 janvier 1775, fait mentiond’une préparation chimique ,ou extrait de cuivre, dont lepoison est si subtil , qu’unetrès-petite parcelle mise sur ladent d’un être vivant, Je faitpérir sur-le-champ , met toutson corps en dissolution, et leréduit en une espèce d’écume.Mais heureusement il est desmoyens faciles de s’en garan-tir, et des remèdes assurés con-tre ses funestes effets : d’abordla propriété qu’a l’alkali-vola-til de recevoir du cuivre unecouleur bleue , peut en- faireune liqueur d'épreuve pour re-connaître le métal et le rendresensible dans des mélanges oùon ne pourrait pas l’appercevoirfacilement sans ce moyen,sur-tout lorsqu’il n’y est qu’en fortpetite quantité. Il suffit de ver-ser un peu d’alkali-volatil dansde l’eau ou autre liqueur quicontient desparoelles cuivreu-ses insensibles. La conteurbleue que prend cette eau dé-cèle la présence du métal.
Quant aux remèdes , nousavons indiqué, à la fin de l’ar-ticle Poisons le» remèdes lesplus prompts qu’ou peut em-ployer pour venir au secoursde la personne empoisonnéepar le verdet ou verd-de-gris.Nous laissons le reste à faireaux médecins et officiers desanté.
Cette matière cuivreuse ,toute mortelle qu’elle est priseintérieurement, est cependantutile pour les arts, et s'emploie
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