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journellement en peinture et 1pour la teinture; mais commeelle n’est point assez abon-dante dans la nature, l’art asu en multiplier les produits.Ce sont ces produits artificielsauxquels on a donné le nom deverdet ou acétate de cuivre. Nousne dirons qu’un mot ici de lamanière de le préparera Mont-pellier et à Grenoble . Autre-fois celui de Montpellier sepréparait avec des rafles et duvin ( Voyez les Mémoires del'Academie des sciences , an-nées , 1750 et 1755 ) ; mais de-puis on n’y emploie que lemarc de raisin : le procédé enest très-amplement décrit dansles observations du citoyenChaptal, insérées tome II desMémoires de l'Institut national ,
^ A^Srenoble le verdet se fa-brique par aspersion de vinaigresur le cuivre.
be verdet de Montpellier est agréablement coloré, gluant,pâteux , moins cher et préféré-par les peintres. Celui de Gre-noble est plus pur, plus solubledans l’eau , et préféré par lesteinturiers. Tel est le résultatd'un autre mémoire du citoyenChaptal, inséré tome I er . desMi moites de l'Institut national ,p. by, contenant des détailscomparatifs des deux procédés,et les raisons chimiques de leurdifférence.
Quant au verdetcrystallisé ouacétate de cuivre, autrefoisconnusouslenom de crystauxdeVenus,le même citoyen Chaptal, aprèsavoir donné la description dela manière dont il se fabrique à
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Montpellier et à Grenoble , etavoir donné la préférence auprocédé de Grenoble , fait con-naître les tentatives par lesquel-les il a essayé de simplifier lafabrication des crystaux deVénus, et de vendre le verdetciystallisé moins cher. Il in-dique aussi le moyen de tirernti du résidu qui a échappéla dissolution du vinaigre ,et qu’on rejetait jadis commeinutile.
Les crystaux de Vénus sontrecherchés pour la peinture etles vernis, où ils fournissentdes couleurs vives et durables.Les pharmaciens en retirent ,par distillation , le vinaigre ra-dical ou l’acirfe acétique.
Pour faire du verdet très-pur, suivant M. Bertholet, ilfaut-dissoudre jusqu'à satura-tion , dans du vinaigre distillé ,une chaux (oariVe) de cuivre;celle , par exemple, précipitéedu vitriol bleu (c’est I e sulfatede cuivre des chimistes moder-nes), ou simplement urfeminede cuivre en chaux; filtrer ladissolution et la faire évaporer.Ce verdet , qui ne contient pasde chaux ou oxide de cuivreen excès , est supérieur pourla teinture. ( Voyez le JournalPolitype , t. II, p. 3 o ; \'Ency-clopédie Méthodique , t. VIIIdes Arts et Métiers , page 596,contient quelques détails surla fabrique du verdet.
§ IV. Verd d'eau.
Le verd-de-gris donne unebelle couleur verte pour lesenlumineuses; mais quand vous