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I'acheterez pour cet usage ,|vous demanderez au marchanddu verd d’eau , ou bien duverd-de-gris calciné , broyé àJ’eau : le premier est en li-queur,le dernier est enferméparpetits paquets dans delà vessie.
Si cependant vous voulezpréparer vous - même votreverd d’eau , demandez chez undroguiste une once ou deux deverd-de-gris , mettez - les enpoudre au fond d’un matra*avec du vinaigre distillé, entelle quantité, qu’il couvre leverd-ae-gris, jusqu’à l’épais-seur de trois ou quatre doigts ;mettez ce matras en digestionsur un bain de sable qui aitpeu de chaleur , et remuez-lede temps en temps, jusqu’à ceque vous voyez que la liqueurait pris une belle couleur très-foncée , d’un verd tirant aubleu : alors vous la laisserezpendant quelque temps en re-pos , afin qu’elle devienneclaire , vous la verserez dou-cement dans une bouteille parle moyen d’un entonnoir. S’ilreste encore du verd-de-grisau fond du matras, vous achè-verez de le dissoudre en ajou-tant de nouveau vinaigre, com-me vous avez fait d’abord, etvous commencerez une 5 e . etmême une quatrième fois ,jusqu’à ce qu’il n’y ait plusrien à dissoudre dans le ma-tras. Gardez cette couleur dansune bouteille bien bouchée ;et quand vous en ferez usage,vous n’en verserez dans la co-quille ou dans le godet defayance que ce que vous pré-voirez pouvoir employer sur-
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le-champ. Le plus souvent ellesera trop foncée, sun-tout pourles enluminures; vous y ajou-terez un peu d’eau claire pourl’affaiblir ( il vaudrait mieuxque ce fût un peu de vinaigreblanc ) , et vous l’essayerezd’un coup de pinceau sur unmorceau de papier blanc.
On pourrait, de cette disso-lution, tirer des crystaux d’unbeau verd ; mais cette opéra-tion ne peut se faire que surune certaine quantité. ( Voye*le paragraphe précédent ).
§ V. Verd de Saxe.
En 1759 , un particulier adonné un mémoire sur la com-position du verd de Saxe pourla teinture. Voici comme ils’exprime :
Dans le dessein où j’étaisd’imiter le verd de Saxe, j’aid abord employé la méthodeordinaire, c’est-à-dire, que jeme suis servi du bleu et dujaune, afin de rencontrer dansle mélange de ces couleurs unecombinaison capable de pro-duire le verd de Saxe; n’ayantpu y réussir par cette voie ,j’en ai imaginé une autre quim’a donné un verd aussi par-fait que celui de Saxe, et quirésiste plus long-temps à l’im-pression de l’air et à la vivaci-té des rayons du soleil ; j’afversé de l’huile de vitriol bienrectifiée sur de l’indigo de Gua-timala, en observant de ne pasrespirer la vapeur que causel’eHervercence de ces mixtes ,et je me suis servi d’un vasede verre cinq fois plus grand