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Tome sixième.
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à faire un vernis aussi beau,aussi durable que le leur , sus-ceptible de donner la couleurdorée, depuis le point le pluspâle jusqu’au point le plus fon-cé ; et il est impossible de dis-tinguer les ouvrages enduits duvernis parisien , d’avec ceuxenduits du vernis anglais .

Pour préparer le vernis quiimite le vernis anglais , on faitdissoudre dans douze onces d’es-prit-de-vin , et sur un bain desable modérément chaud, deuxonces de gomme laque bienchoisie, bien nette, et de lameilleure qualité. On fait dis-soudre de la même manièreune demi-once de sang-dragonen larmes , dans la même quan-tité d’esprit-de-vin; on mêleles deux dissolutions , et on yajoute trois grains de lerra-me-rita , qu’on laisse en digestionpendant douze heures, et onagite le tout de temps en temps ;on laisse reposer ; on filtre en-suite à travers un papier gris,et on conserve la liqueur dansune bouteille bien bouchée,ours’en servir dans l’occasion,i on desire avoir un vernis

Î iâle , qui n'altère point la cou-rur du cuivre, on supprime late.ira mérita ; on en augmente ladose , si on veut l’avoir pluscoloré , mais cependant avecpréca ulion.

C’est à force de tâtonner, decombiner diverses substances ,continue M. l’abbé Rozier, quenous sommes parvenus à cepoint. Si quelqu'un veut fairerie nouvelles expériences et per-fectionner ce vernis , je le pré-viens g ne la combinaison du

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safran avec le sandaraque four-nit une couleur jaune d'oeuf,qui 11’est jamais bien nette niagréablejque le curcnma s’alliemal , et sa couleur est fausse;que la graine d’Avignon digé-rée dans l'esprit-de-vin et unieau sandaraque, offre une cou-leur verdâtre ; que le santalrougit trop le -vernis ; que lecarthaineousafran batard s’unittrès-mal avec les résines ; quele rocou est louche ; en un mot ,que ces différentes substancescombinées seules à seules, ouplusieurs ensemble , suivantdifférentes proportions, 11’ontdonné que de mauvais vernis ,qui n’imitaient point celuiqu’on nousen voie d’Angleterre.

N°. i. Manière ci'employer levernis anglais .

L’emploi du vernis est uneopération des plus difficiles ,quoique très-aisée en apparen-ce. La grande difficulté consisteà étendre le vernis sur une piècede cuivre, sans qu’il laissa au-cune strie : un particulier adonné le procédé pour l’appli-quer , qu’il a observé chez lesAnglais .

La pièce de cuivre jaune àvernir doit être exactement fi-nie ,d’un très-beau poli, etdansle même sens, c’est-à-dire quesi la surface est plane, les pe-tits vestiges du poli doiventaller tous du même côté,selonla longueur de la pièce. Ces pe-tites raies, lignes on enfonce-mens presque insensibles , ren-dent la surface du métal pluslumineuse. En effet, quoique