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Tome sixième.
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Ces amas de petites raies soientautant d’imperfections , euégard au poli de ce métal, ellesservent cependant à lui donnerde la couleur et du lustre, puis-que si le métal est parfaitementpoli, la couleur est plus foncée,et le lustre , quoique plus fort,n’est pas aussi brillant On levoit dans l’argenterie , dans lespièces d’or parfaitement bru-nies et polies, qui ressemblentà une glace de miroir , dontl’éclat n’est pas au inétal, maisaux objets qui y sont représen-tés , et qui parait noir lorsqu’iln’a pas d’objets brillans pourréfléchir en dehors. Il est né-cessaire que la pièce soit biendégraissée et proprement né-toyée , sur-tout lorsqu’on lui adonné le dernier poli avecl’huile. Dans ce dernier cas, ilfaut la frotter avec de l’émeri,du tripoli , de la pierre ponce,réduits en pondre très-fine,ayant soin de toujours frotter lapièce dans le même serrs.

On aura soin de se procitrerun réchaud au pot de fer,rem-pli avec du charbon de boisallumé , garni de cendres toutautour du petit brasier; ce quidonne une chaleur égale ot cons-tante Le réchaud sera surmon-té d’un trépied de fer , sur te-quel ou met un carreau mincede même métal, et assez large ,et l’on pose dessus la pièce en-tière , pour qu’elle y chauffeégalement, sans qu’aueuue deses parties soit exposée à l’ac-tion du feu nud du réchaud ,qui nuirait à l’opération : mais,lorsque la pièce est trop grandepour l’échauffer tout-à-la-fois ,

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par exemple si c’était un grandtuyau de Lunette, alors on ymet dedans une barre de ferchaud , qu'on fait passer suc-cessivementd’un endroit à l’au-tre , à mesure qu’on y met levernis ; quelquefois ou y metdu charbon déjà allumé ; maisen général cetteopération, pourles grandes pièces , est une desplus dtlliciles : les meilleursartistes la manquent souvent ,et sont obligés de la recom-mencer de nouveau plusieursfois.

Aussi-tôt que la pièce est as-sez chaude pour ne pouvoir latenir sans peine avec la main ,on la retire de dessus le car-reau qui la soutient, ou mêmeon l'enlève avec elle. Un despoints iinportans , est de 11e latoucher jamais avec la main ,parce qu’elle laisse une espèced’onctuosité qui fait perdre labeauté du poli. On 11e la maniejamais qu’avec un linge ; et sielle est ronde ou faite au tour,on prépare un manche ou unemanivelle, pour la faire tour-ner dans le même sens qu’ellea été polie , afin d’y passer levernis. On choisit un pinceaude poils bien doux et bien fins,qu’On appelle de chameaux. Ilne faut pas que ce pinceau fasseune pointe, et même il est bonde lier les poils , pour qu’il n’yait pas plus de quatre ou cinqlignes à découvert. On prépareune tasse de fayanceou de por-celaine , qu’011 enchâssera etfixera dans un morceau de bois ;on ajustera sur le travers decette tasse une plaque de cuivrejauue, qu’on assujétira dans le