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an-dehors, en les touchant lé-gèrement avec le pinceau char-gé de vernis; si la pièce n’estpas assez chaude pour le rece-voir, il forme également desCroûtes , mais blanchâtres ,qui se gercent et tombent lors-qu’on y passe la main ou lennceau. L’expérience, et uneougne pratique, apprennent àconnaître le degré de chaleurconvenable. Ll arrive, et sur-tout dans les commencemens ,qu’on manque les pièces quel’on vernit ; l’unique moyen d’yremédier est de recommencerl’opération. A cet effet on aurasoin de se pourvoir de bon es-prit-de-vin avec lequel on la-vera la pièce exactement ;tout le vernis mal posé sciadélayé et entraîné par l’esprit-de-vin , et la pièce remise dansson premier état. Lorsque levernis a été brûlé sur une par-tie quelconque, l’esprit-de-vin11e peut pas le dissoudre: alorson polit de nouveau les endroitsde la surface qui ont été gâtés,et on rend toute la suface éga-lement polie et bien lustrée.
Lorsque les pièces qu’on veutvernir sont ciselées, gravées, sa-blées ou garnies de feuillages, ilfaut alors préparer cespièces parle moyen de l’eau-seconde ,c’est-à-dire, par l’eau-l'orleétendue dans l’eau , pour en-lever la crasse et la saleté desa surface. On est même quel-quefois obligé de les faire bouil-lir dans une lessive d’eau-se-conde , et de les gradebosser.En un mot, le grand point estque toute la surface de la piè-ce métallique soit totalement
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d’une couleur égale et entière-ment polie, parce que la pluspetite disparate de couleur estencore rehaussée par le vernis,ce qui fait un très-mauvaiseffet.
Quelques artistes ont tou-jours près d’eux une terrineremplie avec des cendres debois neuf, et de l’eau qu’ilsfont bouillir pour en faire nuelessive dans laquelle ils plon-gent les pièces tuai vernies, oucelles dont le vernis est ' tropancien. Cette lessive fait tom--ber les couches qui couvrentla surface, sans gâter le lustredu poli ; malgré la bonté decette lessive, on doit préférerl’usage de l’esprit-de-vin dontl’effet est plus prompt. Ce n’estdonc que pour économiser l’-es-prit-de-vin qu’on emploie lalessive de cendres.
Dès qu’on aura fini de ver-nisser une pièce, il faut avoirsoin de bien laver et nétoyerle pinceau dont ou aura faitusage ; si on y laisse sécher levernis, il est très difficile del’enlever et de le nétoyer en-suite; et un bon pinceau est uuobjet précieux.
§ XVIII Vernis pour le fer.
L’épaisissement des huilesgrasses, dû au feu, en altèrela couleur et la transparence.M. de Réaumur indique, dan*les Mémoires de ïAcadémie ,uii moyen pour obtenir unehuile épaissie à l’air. Ayant eubesoin de composer un vernisgras qui défendît le fer policontre la rouille, sans lui don-