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Tome sixième.
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lier une teinte, il fit faire unedouzaine de cuvettes , largesde dix-neuf à vingt pouces,longues de quinze à seize, etqui n'avaient que six lignes deprofondeur. On sent que toutesces dimensions ne sont pas es-sentielles; il les fit faire delomb , parce qu’il rend lestilles plus siccatives, et qu’ileu augmente la blancheur; ily mit de l’huile, et la laissaexposée à 1 air ; elle y devintépaisse, et avec le temps assezsolide pour se laisser rompreen morceaux ; on peut faire,avec, cette huile très épaisse ,et du copal dissous dans del’esprit-de-vin , des bâtons devernis qui, quoique gras , sedurcit sur-le-champ. PourPap-plfquer on fait chauffer lapièce de fer ati point de ne pou-voir la toucher avec la rftain;bn frotte la pièce chaude avecle bâton de vernis qui y laisseun enduit qui n’en altère pointla couleur , et se durcit à me-sure qu'il refroidit.

Deux ou trois mois d’été fe-ront presque perdre toute lafluidité à l’huile, dont on auramis sur le fond des cuvettesune couche épaisse de deux outroi&lignes.

Au reste , un moyen très-simple et très-bon de vernir,ou au moins de mettre à l’abridelà rouille les pièces de fer,c’est de les faire chauffer, deles frotter ensuite avec de lacire ou de la graisse , puisde les mettre sur les charbons ;il en résulte un enduit solidesans odeur, qui résiste au mar-teau, et soutient l’épreuve de

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l’esprit-de-vin et des alkalis.Le blanc de baleine donne unecouleur de cuivre.

On a découvert, de notretemps, un moyen très-favorablepour garantir l’acier et le ferdes impressions de l’air, et parconséquent de la rouille, eu lelaissant même exposé à l’air; ilne s'agît pour cela que de l’en-duire de graisse de chapon , oumieux de passer sur la surfaceun vernis blanc, léger et trans-parent, qui ne fait rien perdreau brillant de l’acier , et quine change en rien sa couleur.Ce vernis se fait avec du mas-tic, du camphre, du sandara-que, de la gomme élemi fon-dus dans de l’esprit - de - viu.( Musckembroek , t. III , p. 54 )•

Les Mémoires de. l'Académiedes sciences de i7i5 , Histoire ,p. fiy, font mention d’un vernismétallique, de l’invention deM. Stolle, et qui résiste aufioid , au chaud et à la pluie.

En 1759, le sieur Gosse a pré-senté, à l’Académie , un vernisdur , tenace , brillant, suscep-tible d’un très-beau poli, pro-pre à préserver de la rouille lescanons de fusil.

En 1759, M. Chartier a aussiprésenté, à l’Académie , une1 iqueur préservâtive de la rouilleet du verd-de-gris, appliqua-ble :j froid par tontes sortes depersonnes, sur les grilles defer, serrures, lames et gardesd’épée, liqueur qui laisse lacouleur naturelle au fer et aucuivre, ou leur procure unecouleur d’or. ( Voyez Collect.Acad.,part.f.rang., tome XII,p. 456 et 467 ).

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