VER
cieux,par la facilité qu’elles au-raient de se briser ,de pénétrerdans les pores de la peau , etde s’introduire par fragrnens,sans qu’on s’en apperçût, dansles alimens.
T? Encyclopédie Méthodique ,t. VIII des Arts et Métiers , p.568 , contient quelques détailssur la manière de faire le lilde verre.
VERRUES . ( Voyez Por-reaux. )
VERS ( Maladie des ). Il aplu à la nature de répandre lesêtres animés avec tantdeprofu-sion , qu’elle les fait vivre lesuns dans les autres. On distin-gue entre autres 4 espèces diflë-rentesde vers,dont l’homme estsujet à être rongé ; savoir : leslombrics , les ascarides , les cu-curbitains -, et le solitaire.
Les lombrics qu strongles sontdes vers ronds , gros commetin tuyau de plume, longs dedemi-pied et plus ; ils habitentle plus souvent dans les intes-tins, quoiqu’ils remontent cjpelquefois daus l'estomac et Por-tent par la bouche.
Les ascarides sont de petitsvers ronds et courts , qui s’at-tachent au fondement, et 3' cau-sent des démangeaisons impor-tunes.
Les cucurbitains sont des in-sectes qui ressemblent , par laforme, à desgrainsdecitrouille.
Le ver solitaire est ainsinommé, parce qu’on prétendqu’il est ordinairement seul ; ilest long souvent de plusieursaunes.
M. Andr3r , docteur , régentde la faculté de médecine, avait
trouvé que l'eaude fougère étaitun merveilleux spécifique con-tre les maladies des vers.
L’huile de térébenthine dé-truit les petits insectes qui setrouvent sur le foie des moutonsattaqués du rot. ( Voyez dans leJournal de Paris, du 8 octobre1781 , une lettre de M.Chabert,l’usage qu’il a fait de l’huileessentielle de térébenthine, dis-tillée sur une huile empyreu-matique animale , pour guérirquelques animaux de la mala-die des vers. ) INe pourrait-onpas en essayer I efleL contre lesvers du corps humain?Le/our-nal Ecclésiastique , du moisd’août 1770, rapporte des exem-ples lïapp.ans des bons effets del'onguent de l’abbaye du Bec ,pour faire sortir les vers ducorps.
Les Mémoires de l'académiede Stoçkolm indiquent, commeun purgatifet comme unexcel-lent vermifuge , le fiel de bœufou de vache. On le faitsécheràune douce chaleur ; si l’on veutsur les cendres chaudes; lors-qu'il est sec on le garde pourl’usage. U faut proportionner ladose à l’âge. Elle est en générald’une drachme ou de la gros-seurd’une noisette délayée dansdu vin , dont on prend deux outrois doses par jour , tuais ordi-nairement deux suffisent pourpurger.Ceux pour qui cette po-tion est trop amère , peuventprendre le fiel en pilulles.
Nous possédons plusieursbonsremèdes contre les vers ; maisla plupart sont d’un goût très-désagréable. Un gentilhommedes environs de Stade , b>u