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physicien , et qui s’occupe ditsoulagement de l’humanitésouffrante , fit piler du brou denoix, en exprima le suc , enversa quelques gouttes sur desvers vigoureux qu’il avait placésdans deux jattes d’eau bour-beuse, pour les conserver danstoute leur force ; il s’apperçutque ces insectes en étaient vi-vement affectés ; leurs fibresannulaires ne tardèrent pas à seresserrer. Les vers entrèrent enconvulsion peu-à-pen , et péri-rent. Cette observation le con-duisit à en faire l’applicationsur des malades Pour cet effetil leur donna pendant 5 joursdu suc de brou de noix, à ladose d’une cuillerée le matin à^eun, dans un verre devin blanc.
purgea ensuite avec une mé-decine ordinaire, et il eut lasatisfaction de voir ses conjec-tures confirmées par le succès,lies premiers médecins de Sta-de, a qui ce physicien commu-niqua sa découverte , répétè-rent l’expévience , et toujoursavec le même avantage. Lors-que la saison propre à se pro-curer du brou de noix est passée,on peut y substituer 12 à i 5grains d’extraits de brou denoix , délayésdans le vin blanc.( Journal de Paris , 1785 , n°.
284. )
On connaît la vertu de la co-ralline de Corse ( voyez ce mot ),comme un souverain vermifu-ge ; elle se donne en poudre,dans du miel, de lasoupe , etc.,ou en bol , à la dose de demi-*gros jusqu’à 3 ans, deux scru-pules de 3 à 5 , un gros de 5 à10 , et quatre scrupules au-des-
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sus de cet âge ; ou en décoc-tion ; mais on répugne , et sur-tout les enfans, à prendre ceremède , qui est d’un goût ex-trêmement salé ; ce qm a faitimaginer à M. Réal d’en prépa-rer une gelée. Voici son procé-dé tel qu’il est inséré dans leJournal de Buc'hoz- , 1781 , n°. 4 :On l'ait bouillir une once decoralline de Corse dans une li-vre d’eau ; on passe avec expres-sion ; 011 ajoute une once desucre , et on clarifie avec 12grains de colle de poisson ; onévapore à feu doux jusqu’à pel-licule. La liqueur en se refroi-dissant donne une gelée qu'onpeut aromatiser , si on le jugeà propos. Elle conserve toute lavertu de la coralline,et u'a pasle dégoût de cette substanceadministrée sous une autre for-me. ( Voyez aussi le Journal deParis', du 22 février 1777.)
D’après des observations deRédi, insérées dans la Collect.Acad. , part, étrang. , t. IV , p.464, il paraît qu’il faut peu seliertjà fa plupart des remèdesannoncés comme contrairesaux vers, tels que l’huile , lathériaque , l’ail, etc. ; cepen-dant on peut faire usage d’ab-synthe , de rhubarbe , de séné.Le poivre les tue promptement,de même que le sucre , le syropde violette purgatif, l’infusionde mercure dans l’eau , l’esprit-de-vin, le vin, le vinaigre etpresque tous les fruits acides;ce qui semble contredire l’opi-nion où l’on est que les fruitsdonnent des vers aux enfans.
§ I".