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Tome sixième.
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quantité d’eau ; on y mêle unelincée de sel ordinaire , et après'avoir coulé, on y ajoute deuxonces d'huile. On tâche de gar-der ce remède le plus l<>ugtemps que l’on peut, ensuite onse couche.

Le lendemain de grand ma-tin , huit ou neuf heures à peuprès de distance après la soupemangée, on prend dans son litJe spécifique suivant , ainsipréparé :

On prend deux ou trois grosde racine de fougère mâle ,cueilliedans l’automne, réduiteeu poudre très-fine, et que l’onmêle dans quatre ou six onces,d’eau de fougère, de tilleul, oud’eau pure; il faut bien laverson gobelet avec de l’eau, afind’avaler exactement toute lapoudre.

La fougère indiquée ici estle Jilix non ramosa clentaCa ; onla reconnaît à ce qu elle n’estpoint rameuse : sa racine esttraçante, horizontale: de l’unedes extrémités de la racine prin-cipale, s’élèvent plusieurs tiges,cf n i, sans se ramifier, supportentdeux rangs opposés de feuillesoblongues et pinnées , plusa longées vers le milieu de latige , plus courtes à mesurequ’elles s’approchent de leursommet- Les folioles qui lescomposent sont dentelées dan 3leur contour, et leur surface in-férieure dans le temps de lafloraison , est chargée de petitspaquets arrondis et jaunâtres,disposés régulièrement; la mem-brane qui couvre chacun d’eux,* laisse apppreevoir, en se déchi-rant sur les côtes , un amas

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d’anthères d’abord jaunes , en-suite noirâires, lorsqu’elles ontjetlé leur poussière séminale.Ce sont les seules parties de lafructification qti’on connaissedans celte plante, ainsi quedans tous ses congénères donton n’a pu jusqu’à présent dé-couvrir les organes femelles.O11 réserve pourl’usage la grosseracine avec ses appendices ,ayant soin d’ôter les deux ex-trémités, dont l’une est toujourstrop ancienne et spongieuse ,l’autre trop nouvelle et verdâtre.La partie conservée doit êtreferme et compacte , noire àl’extérieur, blanchâtre en de-dans : on la sèche avec soin, eton la pulvérise lorsqu’on veutl’employer.

Plusieurs médecins préten-dent que la femelle jouit à-peu-près des mêmes propriétés; oula distingue aisément par saracine simple et dénuée d’ap-pendices , ses tiges rameuses,ses folioles entières et bordéesdans leur contour d’un feuilletmembraneux, qui se repi ie surla surface intérieure, et recou-vre les anthères disposées lelong de la bordure.

Lorsqu’on a pris ce spécifi-que, pour faire passer les nau-sées qui viennent quelquefoisà la suite , on mâche du citron ;on se gargarise la bouche avecquelque liqueur , sans l ien ava-ler,ou on se contente derespirerde bon vinaigre. Si, malgré cesprécautions, ’les nausées sonttrop fortes, si les efforts du ma-lade pour garder le spécifiquesont impuissans, il en reprenqdra une nouvelle dose dès quei»