Band 
Tome sixième.
Seite
420
JPEG-Download
 

420 VER

les nausées seront passées , ettâchera de reposer.

Au bout de deux heures, ilse lèvera pour prendre le bolpurgatif suivant : On le prépareavec delà panacée mercuriellesublimée quatorze fois, de larésine scammonée d’Alep bienchoisie, de chacun dix grains ;gomme gulte, bonne et fraîche ,six à sept grains; on réduit sé-parément chacune de ces subs-tances en une poudre fine; en-suite on les mêle ensemble pouren faireunbol,avecde la bonneconfection d’hyacinthe.

On prend ce bol en une ouplusieurs prises ; ou boit pardessus une ou deux tasses dethé verd, peu chargé ; on sepromènera ensuite dans sachambre. Lorsque la purgationcommencera à faire son effet,le malade prendra de temps entemps une nouvelle tasse dethé léger, jusqu’à ce que le versoit rendu.

La guérison ne s’opère pasavec lamémepromptitude danstous les sujets; celui qui n'apas gardé tout le bol, ou quece bol ne purge pas assez, prend,au bout de quatre heures, de-puis deux jusqu’à huit gros desel de sedlitz, ou à son défaut,du sel d’epsom dissous dans unpetit gobelet d’eau bouillante;on varie la dose suivant lestempéramens , et suivant lescirconstances.

Si le ver ne tombe pas enpeloton, mais qu’il file, ( ce quiarrive particulièrement quandle ver est engagé dans des glai-res tenaces qui ont peine à sedétacher ), le malade doit res-

VER

ter à la garde-robe sans le tirer,et boire du thé léger un peuchaud ; quelquefois cela ne suf-fit pas, et on a recours à unedose desel desedlilz,sans chan-ger de situation jusqu’à ce quele ver soit rendu.

il est rare que les maladesqui ont gardé la spécifique etla purgation , ne rendent pas laver avant l’heure du dîner: cecas particulier a lieu lorsque lever tué reste en gros pelotonsdans les intestins,de façon queles matières , ordinairementplus claires sur la fin de la pur-gation , passent au travers et nel’entraînent pas. Le malade peutalors dîner, et l’on a observéque le mauger, joint à un la-vement, concourait à la sortiedu ver.

Quelquefois le ver sort, parl’action seule du spécifique ,avant qu’on ail pris le bol.

Les malades ne doivent points’inquiéter des chaleurs et desmal-aises qu’ils éprouvent quel-quefois pendant l’action du re-mède, avant ou après une forteévacuation, ou lorsqu’ils sontprêts à rendre le ver; ces im-pressions sont passagères, et sedissipent d’elles-mêmes, ou àl’aide du vinaigre respiré parle nez.

Les grandes chaleurs dimi-nuent un peu l’action de ceremède ; ainsi , quand on lepeut, il faut préférer de l’admi-nistrer dans le mois de septem-bre. Si on en fait usage dansl’été, il faut prendre le spéci-fique de^très-graud matin.

La réussite constante de ceremède paraît tenir principale-