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mûrs et autres comestibles. Ceprocédé consiste à mettre cescomestibles dans une barriquefermée le plus herméticfiiernentpossible, à placer celle barri-que dans une autre dont le dia-mètre s 6 it plus grand de 5 ou 4pouces, et à remplir cet inter-valle, soit d’eau de mer, soitd’eau de puits ou de fontaine ,qu’on aura soin de renouvelertous les jours.
On lit dans le Journal Poly-type , t. II, p. 167, que de laviande conservée dans un bocalrempli d’esprit-de-vin rectifiéet tempéré par une quantitéd’eau, en telle proportion quele mélange ne soutenait que 15degrés au pèse-liqueurde Beau*mé ( voyez Aréomètre ) , a don-né, au bout de plus de 9 mois,en la faisant cuire, un bouillonordinaire.
On parvient aussi à conserverles viandes fraîches dans l’huiled'olive.
Ce procédé, utile aux voya-geurs, aux personnes éloignéesdes villes ou des boucheries, etsur-tout aux gens de mer, 11e
Î )eut être trop répandu ; nous'avons extrait des observationssur la physique, sur l’histoirenaturelle et sur les arts, par M.l’abbé Rozier.
On estredevable de ce moyende garder les viandes fraichesà M. R***, ancien capitained’infanterie , qui l’a communi-qué après plusieurs tentativesèt plusieurs expériences qu’ilen a faites. Cet officier a prissix livres d’un bœuf bien sai-gué et fumant encore. 11 les a
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divisées en trois parties égales.La première partie fut jetéedans un pot de fayance vernisséen-dehors et en-dedans : cevase, d’une forme conique,fut rempli d’huile d’olive tres-fine, très-limpide et sans mé-lange. L’orifice du vaisseauétait fermé par un bouchon deliège, surmonté par une croûtede la pâte ou du mastic dont011 se sert pour les bouteilles doliqueur, et cette croûte futenveloppée d’un parchemintrempé dans du vinaigre.
La seconde partie fut jetéedans un vase de terre, et la troi-sième dans un bocal de verre.
Le premier pot, après avoirséjourné dans un endroit frais,mais sans humidité, fut ouvertaprès un mois de chaleur ex-traordinaire. La viande qui ensortit franche et bien colorée ,fut aussi-tôt plongée , presséeet battue à diverses fois dansun volumed’eau d’Arcueil , égalau volume d'eau nécessaire àun pot au feu de ^eux livres.L’huile attachée encore aux pa-rois de la viande en lût déta-chée par le procédé indiqué, etsurnagea en forme de gouttes.L’action du feu acheva de sé-parer toutes les parties hétéro-gènes au bœuf ; cette viandeüatta autant le goût que l’odo-rat. La quantité d’huile conte-nue dans ce premier vase , 11eperdit ni sa- limpidité, ni sadouceur, elle perdit seulementun seizième de son poids.
Le deuxième pot de terrevernissé fut brisé par accidentau bout de quarante jours, etson contenu se trouva aussi par-