430 V I À
fait que les deux livres deJaoeuf du premier vase.
Quant à la troisième divi-sion luttée dans un bocal deverre, elle fut embarquée surun vaisseau faisant la traite desnègres, et fut ouverte au dé-
f iart de la côte de Guinée poures Antilles . Après cinquantejours de traversée, et non loinde l’équateur, elle se trouvafiaîche, de belle couleur ettrès-bonne. L’huile de ce bocalfut donnée aux matelots, quien accommodèrent leurs légu-mes, et ils la trouvèrent aé-licieuse.
D’après ces expériences, ilest donc certain que l’on peutfaire une provision de viandefraîche pour long-temps , si ona soin d’employer à cet usagede l’huile naturelle et sansmixtion , et si ou lutte parfai-tement les vaisseaux. Il fautaussi être assuré que la viandeque l’on emploie est bien sai-gnée. Il est nécessaire sur-toutque le bcauf, aussi-tôt qu’ilsera tué, soit découpé dans lemoment même, et ses diffé-rentes parties noyées dans lespots ou jarres, ahn qu’elles nerestent à l’air que le moins detemps qu’il sera possible.
M. R*** conseille d’em-ployer, pour le service de mer,des jarres fortes et vernisséesintérieurement, dans lesquellesles viandes fraîches seront ran-gées lit par lit. Ces jarres, tou-tes de (a même grandeur etgrosseur, seront encaissées dansdes paniers ou loges séparées
des paniers ou loges séparées
f iar des cloisons, orinees aanses augles. En un mot, ou les
V I A
rangera de manière qu’ellesn’auront rien à craindre desdifférens mouvemens du vais-seau. L’endroit dn navire onle roulis, letarignge et les coupsde barre se font le moins sen-tir étant aux carlingues près dugrand mât, ce serait en celieu qu’il faudrait déposer etfixer les jarres. Quant à l’huilequi restera après qu’on en auraretiré les viandes, élle setvirade pacotille pour les colonies,on bien elle sera distribuée enration aux matelots pour Rac-commodage du poisson frais etsec , légumes, etc.
Dans le Rapport général destravaux de la Société Philoma-tique , an 6, p. 68 , on lit quele cit. Girod Chantran a mis dela viande chargée de larves demouches dans un vase qui con-tenait une certaine quautité debière j que cette liqueur sechargea d’une odeur infecte,et qu’après sa décantation, laviande se trouva assez rétabliepour faire de bou bouillon , etpour ne conserver aucune sa-veur désagréable.
Au surplus, la salaison , lafumigation et la dessicationsont encore des procédés indi-qués pour la conservation desviandes.
§ II. Moyen de conserver laviande par salaison.
Une des découvertes les plusutiles, a été celle de conserverles viandes, en leur faisantprendre une certaine quantitéde sel marin lorsqu’elles sontfraîches j mais l'humidité qui