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Tome sixième.
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rétablir fies vins faibles, facili-ter même le commerce des vinsdans certaines circonstances.Voici l’expérience à l’aide (lelaquelle on peut s’en assurer :que l'on prenne une bouteilleplatte, qu'on la remplisse devin, qu’on la bouche et qu’onla mette ensuite dans un mé-lange de glace pilée, ou deneige et de sel marin , ou de selammoniac, pour former unecongélation artificielle; tijutela partie aqueuse du viu se^gé-lera, et ou retirera la partie duvin la plus c ncentrée qui res-tera fluide;maiscoinine le froidagit ici très - rapidement, etqu’une partie du vin se trouvepris daus les glaçons, le mieuxest d'employer le froid natureldes hivers pour concentrer levin, lorsqu’il est assez considé-rable; mais si le vin était ex-posé à la gelée sans être en-fermé dans quelque vaisseau,malgré sa concentration , il per-drait toute sa qualité. Du vinainsi concentré peut se conser-ver pendant plusieurs annéessans subir la moindre altéra-tion par les plus grandes alter-natives de chaud et rie froid.( Voy. Coll. Académ ., part fr .,t. I er ., p. 144» et t. VI, p. 196.)

On pourrait recourir au mê-me procédé pour concentrer duvinaigre. ( Voyez Vinaive. )M ais il faut prendre garde quela gelée fuit éclater les ton-neaux.

On trouve dans le JournalPolytype, t. II, p. 78, et dansYEncyclop. Molli.) t. VIII desArts et Métiers , p. 618 , le détaild’expériences curieuses par le

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curé d’Ts-sur-Thil sur,la cou-gellation des vins. O11 lit dansle Bulletin de la Société Philo-matique , du mois de juillet1791 , que plus souvent un vina été exposé à la gelée, pins ilgèle facilement, et que l’alté-ration que paraît lui faire subirla gelée, se répare totalement,au moins dans certaines espècesde vins, au bout (le deux ans.Ces observations résultent desexpériences faites par M. Mar-tinet à Chambéry sur la congél-ation du vin. ( Voyez Vinai-gre, § III. )

§ IX. Manière de soufrerle vin.

C’est une ancienne opinion ,fondée sur l’expérience, que levin ne se conserve dans les trans-ports par mer, et dans les voya-ges de long cours, qu’autantqu’il a été soufré. ( V. Collec-tion Académ ., partie franc. , t.II, p. 194. ) Mais pourquoi tousles vins ne sont-ils pas propresà être transportés en Améri-que , et pourquoi celui de bor-deaux gagne-t-il tant en qualitépour y avoir été ? C'est nuequestion proposée par le Journalde la Blancherie, , 178b, p. 201 ,et que nous abandonnons à lasolution des physiciens et desch imistes.

Quoiqu’il en soit, l’opérationde soufrer le vin est indispen-sable pour tous les vins tropaqueux et de petite qualité.La vapeur du soufre enflamméôte, dit l’abbé Rozier, l’élasti-cité à l’air surabondant ; ce quisuspend la fermentation, et cequi revient à-peu-près au même

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