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que si on mettait une liqueurfermenter dans le vuide ( voyezci-devant , § V. )
A l’égard do la compositiondes mèches , le même auteurpense, avec raison,que le sou-fre su Hit , et que suivent lesdrogues qu’on y mêle- ne ser-vent qu’à donnerait vin un goûtd’empyreume et de fumée.
Cet auteur a imaginé unmoyende ne pas être incommo-dé par la vapeur suffocante dusoufre, et d’empêcher qu’il n’entombe quelques gouttes dans levin. C’est une petite cheminéeen tôle , dont la hase est largede 5 pouces , haute de 4 , etdont le couvercle est en formede dôme , surmonté d’un cor-net , décrivant un peu plus d’trndemi - cercle, c’est-à-dire re-tombant plus bas que la basede lacheminée. Le devant de lacheminée se ferme par mieporte, à coulisse. On place l’ex-trémité recourbée du cornetdans le tonneau ; on allume latoile soufrée ( le soufre bridemieux ainsi étendu qu’en bâtonou réduit en poudre ) ; on ouvreplus ou moins la porte , suivantl’activité de la flamme. Lors-que le tonneau est rempli decette fumée, elle regorge parlaporte et éteint ta flamme , parceque l’air n’a plus d’élasticité.Alors si 011 est dans l’intentiond’en faire tirer davantage , onrallume la mèche et on se sertd’un soufflet. Il faut avoir soinde garnir avec du linge l’ouver-ture du bondon , qui ne remplitpasentièremeut le cornet.
On indique un procédé plusfacile encore, c’est de placer
VIN .
plusieurs réchauds garnis decharbons ardens dans une mê-me cave , de jeter sur chaqueréchaud un quart de livre envi-:ron de soufre en bâton, gros-sièrement concassé ; de fermerexactement les portes et lessoupiraux des caves, et de lais-ser brûler le soufre. Jl est bonde îépéter cette opération tousles if» jours , ou au moins lors-que le ciel paraît orageux , etque les éclairs commencent àbriller. ( A ffiches de Province ,1784 , p. 300,518. )
VEncyclop. Méth. , 1 . VIIIdes Arts et Métiers, p. 609 et625, contient quelques détailssur la manière de soufrer lesvins.
§ X. Manières de coller, c'est-à-dire de claiifier les vins.
Les vins, quoique soutirés,forment toujours quelques pe-tits dépôts , qui troublent unpeu le vin lorsqu’on le trans-porte , ce qui fait qu’on est obli-gé d’attendre long-temps quece dépôt se soit abaissé , avantde tirer le vin. Si on veut L’é-claircir plus promptement , ilfaut le coller: on emploie plu-sieurs moyens à cet usage.
On prend une once de bellecolle ue poisson , que l’on ré-duit en poudre grossière ; on lafait dissoudre en la faisantbouillir dans une pinte d’eauchaude jlorsqu'elleest bien dis-soute on la laisse refroidir, eton a une gelée épaisse ;on prendun peu de celle gelée , que l’onfouette avec des verges dans■ une petite portion du vin qu’on