VIN
les coliques les plus terribles.,nu marchand quelconque quiseraitcapable,conduit pàr hap-pas du gain, de rétablir ainsides vins cjui tourneraient l’ai-gre, mériterait d’être puni avecla plus grande sévérité, et traitécomme empoisonneur public.Du vin même qui aurait restétrop long-temps sur les tablesrevêtues de plomb des mar-chands de vin, et qui auraitpu en dissoudre, serait dan-gereux et pourrait occasion-ner des coliques cruelles.
Les marchands de vins endétail sont dans l’usage de re-vêtir leurs coin ptoirsd’une lamede plomb. La surface de cescomptoirs ne reste pas Ung-temsunie ; les brocs, les pintes y ontbientôt formé des inégalités ,des cavités dans lesquelles levinséjourne assezde temps pours’y saturer de la dissolution dece métal. De-là il est conduit etreçu, par un canal de plomb,dans un tonneau qu’on vuide lesoir. La preuve de l’effet duplomb sur ce vin, c’est que d’a-cide et verd , il devient doux etsucré. Il est donc, évident quece funeste usage des marchandsde vins doit être proscrit com-me dangereux et frauduleux;dangereux , parce que le vin estpour ainsi dire lithargirisé ;frauduleux , parce qu’il intro-duit une sorte de sophistica-tion. t, Voyez le Journal deParis, du o septembre 1777 ,p. 35 ).
Au reste, il existe des moyensde reconnaître les vins adoucispar la dissolution du plomb ;c’est ce que nous indiqueronsTome VI.
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en parlant des vins frelatés ,
§ XXL
Une persoune digne de foinous a communiqué, pour cor-riger les vins tournés à l’aigre ,un procédé qu’elle nous assureêtre toujours suivi du succès.
O11 prend une betterave rougeque l’on fait cuire au four oubien sons la cendre ; On l’éplu-che pour en ôter toute la pre-mière peau; ou eu coupe unerondelle de l’épaisseur d’envi-ron deux pouces. D’un autrecôté , on tire du tonneau devin passé au besaigre, 10 à 12bouteilles, pour le désemplir;on en ôte le bondou, et l’onsuspend, au moyen d’un fil, larondelle de betterave de ma-nière qu’elle occupe l’espacevuide entre le vin et les paroisdu tonneau, mais sans toucherau vin ; ensuite on remet lebondon, qu’on enfonce légère-ment , et qui tient eu respectle fil qui suspend le mor-ceau de betterave ; on laissecet appareil pendant >4 heures.Au bout de ce temps, on re-tire le morceau de betterave,qui souvent s’est chargé de toutl’acide du vin ; de sorte que levin est déjà revenu à son pre-mier état : quelquefois 011 estobligé d’y revenir une se-conde et même une troisièmefois; mais jamais plus. Ou afait cette expérience sur descentaines de pièces de vin , etsur des vins des plus délicats.Ou parle d’un épicier qui a ga-gné des sommes immenses parce moyen. Il achetait, à boncompte , tous les vins aigresqu’il rencontrait, et les ven-Gg