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Tome sixième.
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dait fort cher, après leur avoirrendu leur première qualité.

§ XX. Procédé pour corriger lesvins qui ont acquit de l’amer-tume.

Cet accident arrive aux vinsfaits dans les années humides,lorsque l’intempérie de la sai-son n’a pas permis aux raisinsd’acquérir drne maturité par-faite L’amertume est une suitede la décomposition des vins;l’air s’en échappe ; la partie co-lorante se précipite, parce quetous les principes n’ont pas éfésuffisamment combinés par lafermentation ; c’est l’eliet d’unefaible constitution et d’unevieillesse prématurée.

On peut prévenir cet acci-dent en soufrant le vin, ou ensuspendant dans la pièce un ci-tron dépouillé de son écorce;mais si on a laissé l’amertumese développer entièrement, iln’y-a plus d’antre remède quede mêler ces vins amers ou ab-synthés avec des vins un peuverds. ( Journal de Paris , 16 fé-vrier 1785).

§ XXI. Vins frelatés.

Quelle est la meilleure ma-nière de reconnaître les vinsmêlés de choses nuisibles à lasauté ? Celte question a été pro-posée dans le Journal de laBlancherie , 178G, p. 1 4 1 - Voicile résultat de nos recherches.

On entend par vin frelaté , duvin altéré par quelque mé-lange, et vin lithargirisé, celuid«us lequel on a mis de la li-

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tharge ou oxide de plomb pourl’adoucir. On reconnaît facile-ment cette dangereuse falsifica-tion en versant dans un verrede ce vin un peu de sulfure al-kalin, c’est-à-dire un mélangeliquide de soufre et d’atkuli. Sile précipité qui se formera estblanchâtre, c’est une preuveque le vin 11e contient pas de li-tliarge; si au contraire le pré-cipité est sombre, brun ou noi-râtre, c’est une preuve que cevin a été adouci avec de la li-tliarge. La raison chimique dece phénomène est que l’aride,se joignant à l’alkalidu sulfure,s’unit avec lui; et le sulfure,s'unissant à la chaux de plomb,colore cette chaux de plomb eula revivifiant; au lieu que sanscela le précipité est blanc, n’é-tant absolument que du soufre.

O11 peut encore se procurerune liqueur d’épreuve pour lovin lithargirisé, et pour lebeurre gâté par le vernis deplomb. On prend une onced’orpiment , deux onces dechaux vive ; on les meten pou-dre chacun séparément, puison en fait le mélange dans unvase de verre en y versantdouze onces d’eau : on couvrele vaisseau avec une vessiemouillée, et on le place dansun endroit chaud pendantvingt-quatre heures, eu le remuantde temps en temps. Au bout dece temps on laisse refroiJir laliqneur , et lorsqu’elle s’estéclaircie par le dépôt, 011 ladécante et on la garde pour lebesoiu.

On peut avoir promptementcette liqueur d’épreuve eu la