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faisant bouillir an bain de sa-ble , xlansun vaisseau de verre.
On l’emploie de la mauierequi suit: Dans tin verre pleinde vin suspecté, on jette dix àdouze gouttes de cetle liqueurhépatique; dès cpie le vin de-vient obscur , d’abord d’unecouleur rouge, ensuite brune,et enfin noirâtre, on en con-clut, d’après l’altération plusou moins prompte de la couleuren noir, qu’il a été édulcorépar la lilharge , et qu’il s’ytrouve plus ou moins de chauxde plomb.
On peut également employercette épreuve sur le beurrecomme sur le vin , pour peuque celui-ci soit soupçonné d’a-voir été gâté par le vernis deplomb; il suilit de prendre unpeu de beurre suspecté dans unetasse à tlié , si l’on manque demortier de pierre ou de verre,et après y avoir versé de cetteliqueur,de remuer le mélangeavec une spatule de bois oumieux de verre, et s’il contientdu plomb il deviendra noir.
Mais cette épreuve demandeà être faite à l’air libre, car ilen résulte une odeur vive, fé-tide , insupportable, sembla-ble à celle des œufs couvés , etquiseconserve long-temps dansles apparlemens.
L'acide vitriolique ( Y acidesufuiique) , et l’acide saccha-rin ( Yacide oxalique ) pur,*ûut propres à indiquer la pré-sence du plomb dans le vin,puisqu’il n’y a presque jamaisrien dans ces liqueurs, que ceinétal qui puisse être précipitéen blanc par ct« acides; d’ail-
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leurs la propriété de se réduiresur le charbon à l’aide d'unchalumeau , et de donner desglobules de plomb,•'dont jouis-sent ces deux sels, 11e laisse au-cun doute sur la nature du pré-cipité.
Ou prétend qu’en versantdix gouttes d’huile de vitriol( u 'acide sulfurique ) , sur troisonces de vin , s’il y a de la li-tharge, il devient blanc commedu petit-lait.
Tels étaient les différensmoyens et procédés indiquésdans différens ouvrages pourreconnaître les vins édulcoréspar la litharge.
M- Bucquet, dans un rap-port fait à la Société de Méde-cine, d’après un mémoire pré-senté à cette compagnie surla falsification des cidres(Voy.les Mémoires de la Sociétéroyale , 1776, g. 556 ), observequ’il y a des mélanges, tantdans les vins que dans les ci-dres,qui nesontnullement dan-gereux et qui sont même utiles ;tel estle mélange d’un vin géné-reux avec un vin faible, d’uavin tartareux, haut en couleuret peu fermentescible , avecun vin qui graisse, et dont l’al-tération est prochaine ; ainsique le mélange d’un cidre an-cien avec un cidre nouveau ,et celui de poiré, qui est uneliqueur vineuse, saine, maisforte, avec un cidre plat etfaible; l’avantage est égal pourles deux liqueurs mélangées,qui , prises séparément , se-raient toutes deux de médiocrequalité.
, Il est des additions, dit-il.