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mile à «n feu vif. On pourraitmême mettre le vinaigre dansline on plusieurs bouteilles , etplacer ces bouteilles dans unechaudière pleine d’eau sur lefeu. Quand l’eau aurait bouilliun petit moment, on retireraitces bouteilles. Selon ce chi-miste, le vinaigre ainsi cuit seconserve également bien plu-sieurs années, tant à l’air libreque dans des bouteilles à demi-pleines. {Juumal de Nîmes ,
1786 y .
§ III. Vinaigre concentré par lagelée.
Un chimistedeNoyonarem-pli de vinaigre un petit tonneaude dix à douze pintes, mesurede Paris ; 011 l’a ensuite exposéà l’air, sans bouchon , pendantle plus fort de la gelée. Aprèstrois jours d’exposition , 011 alevé les cerçles du tonneau, etl’on a cassé la glace jusqu’à cequ’011 soit parvenu au centre dela masse. L’esprit-de-vinaigrequi s’y était concentré a étésoigneusement recueilli. Il s’esttrouvé plus fort et plus pur quecelui qu’on obtient par l'alam-bic. U faut observer que si ouest curieux de tenter cette ex-périence sur une petite quantitéde liqueur, et qu'on veuille l’ex-poser à la gelée dans des vasesde terre ou de grès, il faut leschoisir très-évasés et faits demanière que la partie aqueusequi se gèle 11e puisse les briser.( Voyez l’article Vin, § VIII).Ce vinaigre concentré par lagelée est préférable au vinai-gre distillé; i°. il est plus du-
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rable , parce qu'il est plus dé-| pouillé de la plus grande partie! de sou flegme : moins sujet àfermenter , il se conserve très-long-temps sans altération ;2 0 . il est plus pur même que levinaigre distillé, où il resteI toujours des parties aqueusesqui sont montées avec l’esprit ;011 n’y voit plus uarconséquentde ces vers et dtrees serpens àlongue queue, très-vivans, queie microscope a lait découvrirdans les vinaigres ordinaires.Cependant c'e vinaigre n’estpoint capable de s’enflammer,parce que les acides et les huilestiennent embarrassé l’esprit in-flammable, et s’opposent à l’ac-tion de la flamme; mais aumoyen de la distillation , on enrelire un esprit ardent très-fort.{Coll, acad., part.fr., t. VI ,p. 196 ).
§ IV. Vinaigre surare.
Les fleurs de sureau sont re-connues pour avoir de grandespropriétés en médecine, tantpour les blessures, que pour lesmaux des yeux et les âcretés depoitrine ; mais on s’en sert aussipour l’usage domestique, à fairedu vinaigre surare.
O11 prend d’excellent vinai-gre qu’on met dans une petitecruche ; on choisit des fleurs desureau , que l’on épluche eu nelaissant aucune portion de latige, qui donnerait de l’âcreté;011 met ces fleurs, fraîchementcueillies, dans le vinaigre, eton expose celte cruche, bienbouchée, à l’ardeur du soleilpendant trois ou quatre semai-