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Tome sixième.
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heures ; après quoi on passel'infusion au travers d’une ser-viette , en la pressant forte-ment pour en enlever toute lateinture ; on laisse reposer ceproduit pendant une grossedc-mi-heure ; ou décante la liqueurpar inclinaison , pour séparerun peu de fécule qui s’est pré-cipité an fond. Lo/squ'on la pè-sera, on en trouvera à-peu-prèsdix-se| t onces ; pour ces uix-sept onces, on prendra deuxlivres de sucre ; on le concas-sera ; on le mettra dans un ma-tras de deux pintes au moins ;ou versera par-dessus les dix-sept onces d’infusion de fleursde violette; ou bouchera bienle matras, et on le placera aubain-marie et à un feu bienmodéré , sans quoi le syrop se-rait rouge nu lieu de violet. Ilfaudra remuer de temps entemps le matras sans le débou-cher , pour accélérer la dissolu-tion du sucre, et bien prendregarde qu’il ne soit frappé d’unfroid subit, ce qui pourrait lefaire casser. Le sucre étant dis-sous , on laissera éteindre le feu,et refroidir le matras; alors onpourra transvaser le syrop dansdes fioles en petites bouteilles.

Les syrops d’œillets,de fleursd’orange et de coquelicot, sepréparent de la même manièreque le syrop de violette.

Voyez au mot Syrop , les ob-servations générales faites à cesujet. ^

VIPERE. On peut manierimpunément ' des couleuvres;il n’en peut rien résulter defâcheux : mais il n’eu es!pas de même de la vipère ,

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dont la morsure venimeuseoccasionne les plus fâcheuxaccidens.il est trop importantde connaître les caractères quiles distinguent, pour ne pas ré-jxéter ici ce que nous avons ditau mot Vipère dans notre Ma-nuel du Naturaliste. Les signesauxquels on peut reconnaîtreet distinguer la vipère d’avecla couleuvre, consistent prin-cipalement dans la tête. Cellede la vipère est plate , et aautour des extrémités de lapartie supérieure une espèce derebord qui n’est point à la cou-leuvre; la tête de celle-ci aucontraire n’a point de rebord ,elle est plus pointue et plusétroite; la vipère rampe pluslentement que la couleuvre,elle ne sauté et ne bondit pascomme elle, enfin elle est vi-vipare, tandis que la couleuvreest ovipare.

On trouve dans le tome XI tdelà Traduction de Pline , parPoinsinet de Sivry , p. 470, desréflexions curieuses sur la ma-nière dont les Scythes tiraientde la vipère le poison dont ilsempoisonnaient leurs flèches.

§ I er . Moyen de prendre des vi-pères impunément.

Nous ne connaissons pas lesecret des anciens Morses et desanciens Psyles, peuplesd’Italie et de Lybie qui avaient la ré-putation de prendre familière-ment les vipères à la main , sansqu’il leur en arrivât aucun mal.( Voyez Serpens ). Quelquesvoyageurs , tels qu'Hasselsquitet autres, rapportent des mer-