Band 
Tome sixième.
Seite
481
JPEG-Download
 

V I N

ie vinaigre ; on fait digérer lemêlangeau soleil ou à une dourechaleur, au bain de sable, pen-dant trois semaines ou un mois;alors on couleavecexpression ;on filtre la liqueur à travers unpapier gris , et ou ajoute lecamphre dissout dans un peud'esprit-de-vin. On conserve laliqueur dans unebouteillequ’onbouche bien.

On indique encore un autreprocédé pour obtenir le vinaigredes quatre voleurs :

Prenez delàrhue,delasauge,delà meuthe , du romarin, del’absinthe,et de la lavande, dechacune une poignée ; faites-les infuser ensemble dans quatrepintes de vinaigre blanc; met-tez le tout dans un pot de terrebien couvert, sur des cendreschaudes, pendant quatre jours;ensuite relirez les herbes oupassez la liqueur dans unechausse , et mettez-la dans desbouteilles bouchées exactementavec des bouchons de liège.Mêlez dans chaque bouteilled’une pinte , un quart d’oncede camphre ; lavez vous la bou-che et frottez-vous les reins etles tempes tous les jours, aveccette préparation ; respirez-enun peu par les narines , quandvous irez à l’air, et portez survous un morceau d’éponge im-bibée de cette liqueur, pour lafia irer en toute occasion , sur-tout en approchant d’un heu oud’une personne attaquée de lapeste : tel est le véritable vi-naigre des quatre voleurs, quiaprès avoir , durant la peste,pillé les maisons et assassiné lespestiférés , ont avoué au gibet

Tome VI.

VIO 481

qu’ils s’étaient préservé de lacontagion par ce remède , et quetant que la peste a duré, ilsallaient impunément de mai-sons en maisons , sans craindred’être attaqués de la maladie.

Le Journal de Verdun , mai1721, p. 336 , a annoncé un vi-naigre de la composition duS”.Martin, gonlre la peste.

VIOLETTE ( syrop de ). Lesyrop de violette, qu’on nommeaussi syrop violât , est très-agréable à boire, et laisse dansla bouche le parfum de la fleur ;il n’est ni coûteux ni bien dif-ficile à faire , mais i! faut avoirattention de choisir la violettedes jardins par préférence àcelle des champs ou des bois ,bitninférieureà la prennèreeuodeur, en couleur et en vertu;on pile, mais tres-légèremeut,dans un mortier de marbre etavec un pilon de bois, une livrede Heurs de violette bien mon-dées de leurs queues et de leurscalices : après avoir légèrementpilé ces (leurs, 011 les met dansune cucurbite de verre , qu’oua eu soi n de faire bien chauffer,auparavant et par degrés , decrainte qu’elle ne casse ; oupour plus de sûreté, on prendun pot de fayance , dont l’ou-verture 11e soit pas bien large,qu’il faut pareillement échauf-fer avant d’y mettre les fleurspilées. Les fleurs étant dans levaisseau , on verse par dessusdeux livresd’eau bouillante ; onbouche exactement le vaisseaudans lequel 011 a mis les /leursinfuser dans l’eau ; on le placesur la cendre chaude; l’on faitdurer l’infusion pendant douze