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Tome sixième.
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afin d’éviter la secousse dansles cas de chiite, assez fréquens, jdu cheval de brancard. (Voyez !Ibid).

Dans là même année le sieurChaiguet, menuisier, a fait'annoncer une voiture propre autransport de fardeaux considé-rables : les deux roues, sansessieu commun, sont retenuesdans leur moyeu par une che-ville de fer qui s’y emboîtecarrément , et dont les deuxbouts arrondis sont terminés ,l’un par une tête , l’autre parun écrou qui se trouve en de-dans de la voiture , et cettecheville tourne en même-tempsque la roue. A cette voiture estadapté le moulinet des baquets,qui, avec la limonière brisée,et un rouleau élevéà cinq piedset demi de hauteur au-dessusde la voiture, facilite le char-gement et déchargement. Lelimonier ne risque point d’êtreélevé ni suffoqué lorsque lacharrette baisse. ( Journal dela Blancherie, 1779, p. if>7 ).

Voyez dans le même journal,p. 228 , la description d’unevoiture de l’invention de M.de Bernières , contrôleur desponts et chaussées, pour mettreà l’eau ses bateaux insubmer-sibles, et les en sortir lorsqu’ilest nécessaire de les regoudro-jier, radouber, recalfater, etc.

En 1782, le sieur Teillard ,faisait voir le modèle d’unevoiture qui n’était autre chosequ’un châssis élevé horizon-talement sur quatre roues , au-quel étaient adaptés des leviersdont l’usage était de souleverles fardeaux, et de lesmaiule-

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nir au milieu du châssis assezJ hauts seulement pour que dausle transport,îlsnerencontrassentet ne causassent point d’embar-ras, et encore moins de danger,

' en cas de versement, la chutéétant très - peu considérable.{Journal de la B lancherie , 1782 ,pag. fi. )

Voyez dans le Journal Poli-type , tome II , page 3 ï , ladescription et la figure d’unecharrette à bras , la plus moVbile possible. '

§ IV. Coches de terre.

Vers 1779, M. de Bernières ,contrôleur des ponts et chaus-sées, a donné un modèle decoche sur lequel 011 a fait plu-sieurs coches pour Versailles .Il n’y a point de flèche; elleest remplacée par un doublebrancard de berline, par des-sous lequel passent librementles roues de devant; ainsi celtevoiture, toute immense qu’elleest , puisqu'elle contient jus-qu’à vingt-deux personnes,tour-ne avec autant de facilité qu’uncarrosse.

Pour rendre cette voiturepeu sujette à Verser, l’auteuren a suspendu le corps par desfaux brancards , sur lesquelssent assis les voyageurs dont lesjambes sont placées dans uneespèce de cave qu’on voit au-dessous , entre les deux fauxbrancards : cette dispositiontient le centrre de gravité beau-coup plus bas dans cette voi-ture que dans les anciennes,d’où résulte sa plus grande sta-bilité.